‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 441 sur 570 · AUMÔNES FAITES A LA PORTE DES MONASTÈRES · texte numérisé non relu

AUMÔNES FAITES A LA PORTE DES MONASTÈRES

(les monastères d'hommes reste toujours ouverte aux mendiants. La règle de saint Benoit, répandue en Oaule dès le Vile siècle, prescrit au portier d'être attentif si un pauvre ne vient pas crier à l'entrée du cloître '.

L'aumône monastique est quelquefois soumise déjà à des règles. Le fondateur de Xoirmoutier a prescrit que douze malheureux recevront vivres et vêtements à la porte du monastère du produit des biens dont il l'a doté •. A Saint- Julien d'Auxerre, douze nécessiteux sont nourris tous les jours; chaque jeudi on donne des aliments k trente pauvres ; le jeudi saint soixante indigents sont habillés et rassasiés -K

L'aumône est l'un des soins commis au cellérier du monastère 4. Mais c'est l'abbé qui réglemente les distributions ; le religieux qui a la charge du cellier y procédera en sa présence et sur ses indications. Si l'abbé est absent et qu'un pauvre vient mendier, il lui fera la charité, car le Seigneur a dit : « Donnez à quiconque vous demande '" ».

Page 1