Cf. i)lus haut
2. Matricularii ou inutriciili. En général le.s pauvres de la matricule paraissent avoir été du sexe masculin. Les Gesta Daijoberti (20, Srri])t. rerum uieror., t. II, p. 411) signalent pourtant à Saint-Denis une matricule et un xenodochiitm ouverts aux pauvres des deux sexes. Grégoire le Grand [Kpist., III, 44, 43, éd. Hartm.wn, t. I, p. •200-1) parle d'une femme ■■ matricula •> qui a été maltraitée par un évéque italien. Certains textes signalent en France une matricule spéciale de pauvresses, mais ils ne sont i)as de Téporiue mérovingienne. C'est d'une part le faux testament de saint Rémi dans la partie ajoutée au XI' siècle qui stipule un legs en faveur des quarante veuves mendiant sous le portique de l'église (éd. Krisch, Script, rcrtini rncroc, t. m, p. 343), et d'autre part le résumé donné par Flodoard du testament du prédécesseur immédiat de saint Rémi, Bennadius, qui aurait laissé trois sous •■ viduis in matricula positis •■ (Hi.si. Rem. eccL, I, 9, Script., t. xiii, p. 4-21).
3. Charte de saint Léycr, 077 (de Char.m.\sse, CaiH. de l'église d'Aulun, .50, I. i, p. 81). L'authenticité de cette pièce est très suspecte (cf. Pardessus, i»«p/., l. n, p. 173, n. 1). Pérard {Recueil de 2néces curieuses, p. 4i et Mabillon(Ayi/!. Bcned., XVI, 36, t. I, p. 478) estimaient pourtant qu'elle renferme des données valables. Elle est sur ce point corroborée par la vie (anonyme) du saint : « quantum in alimonia pauperum ejus exstitil cura, testantnr opéra, vel matricula quae ab eodem instituta resFdet ad ecdesiae januam ■> (Mahillon, Acta saiid. O. .S. B., t. II, p. 651).