‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 451 sur 570 · Can. m (M.\ASSEN, p · texte numérisé non relu

Can. m (M.\ASSEN, p

5. Vita s. Gaugerici, 10 (Script, rerum merov., t. m, p. 655).

6. FoRTi'NAT, Carm., X. 17, Quod pauperes pro rege paverit : « ad Martini venerandi limina pergens... pauperibus Christi praebuit ipse dapem :. . . plurima caecorum refovelur turba virorum;... unde catervatim coeuniia milia ])a.scens •• (AKCt. antirjtdss., t. iv, v. jjrior, j). -250-1).

l'église entretient les marguilliers 385

sont envoyées à la matricule. A la fête de saint Cybar, un i-iche personnage expédie un baril de vin aux indigents qu'entretient la basilique dédiée à ce saint abbé ^

Faire rauniône aux matricularii est, en quelque sorte, l'un des rites qui s'imposent au pèlerin -. Après avoir célébré, la nuit, les vigiles dans la basilique, les pieux serviteurs du saint sortent au matin pour distribuer des aliments aux pauvres de la matricule -. Quelquefois, c'est en accomplissant cette œuvre de charité qu'un malade obtient du saint sa guérison. En pareil cas, le miraculé passe le reste de la journée à servir les bénits pauvres. Chaque année, il revient au sanctuaire leur apporter des aliments ■^.

Mais alors même que les offrandes des fidèles alimentent la matricule, il est admis, suivant l'expression de Grégoire de Tours, que le saint par son bienfait la nourrit des aumônes de ses dévots '•. Les /r«//'C.y déclarent eux-mêmes dans une formule angevine être sustentés par Dieu de ce qu'apportent les chrétiens ^. D'un muet qui mendie à la porte de la basilique de Candes, Grégoire de Tours dit qu'il vivait des richesses du sanctuaire ~.

Mais ce n'est pas seulement dans un sens mystique que le saint et l'église nourrissent leurs pauvres. Les biens et les revenus de l'établissement contribuent à alimenter la matricule. Saint Arnoul a fait vendre pour l'usage des indigents un grand plat d'argent du trésor de l'église de Metz ; Clotaire II le lui a renvoyé rempli de pièces d'or. Ainsi, ajoute son biographe, les matricularii et les autres pauvres de Dieu ont eu leur subsistance s. Les malheureux à qui saint Didier de Cahors distribuait des vivres et qu'il prie son successeur d'entretenir aux frais de l'église '-*, formaient vraisemblablement

1. Vila s. Eparchii, II, 11 {Script, rerum merov., t. m, p. 562).

•2. Vita s. Eiiarchii, II, 7. Une malade demande sa guérison au saint: « deprecati fuerunt matriculi et pauperes » (p. .561). Vraisemblablement le biographe estime que nourrir les pauvres c'est prier le saint.

3. GuKGOïKE DE ToiRs, De virt. s. Juliani, 38: « celebratis vigiliis, manepauperibus qui ad matriculani illam erant cibum potumque protulit " (p. .")80) ; De virt. s. Martini, H, 22, 23, p. 616.

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