Test. (Pardessus, 230, t. i. p
2. Ibid., p. 204. De même An.sbertus lègue à l'oratoire de Saint-Léger les l)iens qui nourriront les matricularii (Gall. christ., t. iv, liistr., col. 44).
3. » heredeni sl;ituo ecclesiani Ijeati Nazarii .. de rébus meis... quas villas... de statu nosiro jjroprio in sUilum inutriculae nosirae. . . deleframus. . ., ea ratione ut a praeposito uiaii-iculae... XL fratres colidiana diaria et stipendia accipiant • (de Cii.*rmasse, :>(), t. I, p. bl;.
4 Beyeu, g, p. 7.
5. Lœning (Gesch. d. deiit.schen Kircliem-cr/its, t. ii, p. 244, n. 4) estime que les inatricuiarii administrent eux-mêmes leurs biens. 11 n'apporte d'autre preuve du fait que la vente des nouveau-nés consentie par eux seuls, au moins d'après la formule tourangeUe di, Zel.mer, p. 141). Mais l'intervention du marli/rariius ou de l'évéque est signalée ailleurs (Fonn. A/idecac, 49, p. 21; \ita s. Goaris, Scriiit rerutn meroc., i. iv, p. 417i. Au reste, il s'agit ici d'une vente dont les pauvres .se partagent le prix, consistant eu argent et en vivres, de la même manière que le produit de la collecte faite à la porte du sanctuaire en leur nom à tous ,'cf . plus haut, p. 382). La confrérie des pauvres ne vendait ni administrait les biens-fonds.
G. Te.st. de Bertrand, p. 200 et 206.
7. ■' per manum abl>atis eorum... minislretur " (Pertz, p. 154).
l'église POSSEDE LES BIENS AFFECTÉS A SA MATRICULE 389
des pauvres ^ L'église possède et gère les biens consacrés au fonctionnement de l'organisme qu'elle a créé pour l'exercice de la bienfaisance et qui ne se distingue pas d'elle-même. De l'église, personne morale, la matricule n'est que la main qui donne.
Mais les biens affectés à ce service n'en peuvent être détournés. C'est en ce sens qu'on donne à la matricule et non précisément à l'église. Bertrand du Mans menace des châtiments du ciel l'abbé qui négligerait de servir aux marguilliers les revenus qui leur sont assignés ; il interdit à ses successeurs de rien enlever de ce qu'il a donné aux nécessiteux 2. Dagobert n'admet pas qu'un abbé de Saint- Denis puisse soustraire aucune part de ce qu'il a leur concédé ^. Sans être propriétaire, la matricule à un droit strict à l'usage des biens que l'église reçoit pour les confrères. De même que les aumônes destinées aux indigents et versées aux mains de l'évêque qui les nourrit ne peuvent être employées par lui qu'à cet objet charitable, ainsi dans le patrimoine d'une église ou d'un monastère figurent des biens-fonds dont le revenu sera consacré exclusivement à entretenir à perpétuité la maison des pauvres annexée k cet établissement.
1. Pciil-oli'f l'adininislraleur ou survcillaiii dr la matricule l'cl'. iilus haut, p. 38^2) a-l-il la trestion des biens des pauvres; mais il est un simple délégué du chef de l'éfïlisc.