‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 470 sur 570 · an. XIII (M.vASSEN. p · texte numérisé non relu

an. XIII (M.vASSEN. p

8. Vitas. Caesarii, I, 6-2 (Script, rerinn merov., 1. m, p. 483).

'.I. .\ Glermoiil, un prèire cantiidat à l'épiscopat convie les citoyens de la ville à un festin oUert dans la maisDU de l'église (Gréooire de Toirs, Hist. Franc, II, -iS, p. 85). Un i)roscril réfugié à Sainl-Martin de Tours est invité « ad convivium Ijasilicae sanctae cum reli'iiiis civilms ■ (Vil. -.x.i. p. :W9).

HÔIES INDir.FNTS DU CLEROÉ 397

table, sailli Césaire vont qu'il soit fait une iiiouse lecture '. Le poète Fortunat improvisait des vers pendant un festin olfert à Pâques dans une rllln de Saint-Martin -. Lorsqu'on célèbre une solennité religieuse, un rejjas est servi aux clercs qui y assistent ■'. L'évêque, les fonctionnaires royaux, les principaux citoyens sont conviés à prendre part à une caritas^. Les pauvres et les veuves sont rassasiés ^ et dans l'atrium de la basilique des barils de vin sont disposés pour désaltérer le peu])le •*.

La maison de l'église offre un abri aux étrangers, voyageurs et pèlerins indigents. Les évêques du YP siècle se montraient très accueillants à l'égard des père ffrini, s'il faut prendre à la lettre les louanges dont les flatte le poète Fortunat. A l'entendre, la maison d'Eumérius, évêque de Nantes, celle de Vilicus de Metz est pour l'étranger le propre foyer paternel ^, Saint Arnoul de Metz veillait lui-même à la réception des voyageurs. Quand il les avait fait entrer'dans l'hôtellerie de sa maison, il leur lavait les pieds, leur donnait des aliments et des vêtements î^. Didier de Cahors remercie son collègue, Modoaldus, évêque de Trêves, des subsides qu'il lui a envoyés

1. Admon. : « quoties ad nostrum conviviiim nliquos inviiamus -■ (Malnory, Saint Césaire, Aiipend. C, p. 304 .

2. Carm., X, 11, Versus facti in mensa in villa sancti Martini : « facit ecce escas hic (Saint-Martin) epulare suas » {Auct. antiquiss., t. iv, p. prior, p. -245).

3. A Artonne, où est vénérée sainte Vitalina, « celebratis in ejus honore vigiliis, cum arcliipresbiter loci... clericos convivio invitasse! » (Grégoire de ToiRs, (ilor. confcss.. 5, p. 75-2). L'évêque Bertrand stipule (juc ses successeurs ne pourront enlever les biens qu'il lègue au monastère des Saints-Apôtres, « sed ad festivitatem ipsani et pôntifex et oninis clerus i)randiuin dignuni percipiant » (Pardessus, 230, t. i, p. 206). Voir aussi plus haut, p. 3-i'J et 3&1, n. 8.

4. Une femme noble, venue à la fête de sainte Gertrude, refuse. i)our ne pas être à charge au monastère, de prendre j)art à la caritas ^ De rirt. s. Geretrudis, 11, Script, rcruin meroc, t. n, p. 470). A la fête de la basilique de Saint-Cirgues, les moines ont pour invités l'évêque, le di(jc et les cires (Gregoirk de Tolrs, Vtlae pa'.ruiii, III, p. (37.3) Les moines de Saint-Julien de T<uirs invitent à une réfection tous ceux qui ont pris part aux fêles de la translation des reliques du saint dans leur basilique {De virt. s. Juliani, 36, p. 579).

5. En même temps qu'à Artonne (cf. n. 3) on prépare un repas aux clercs, une autre table est dressée pour les veuves et pour les pauvres.

G. Grégoire de TofRS, Vitac jmtrvm, III : « praevocat ut vasa vino plena ad reficieiidum populuin qui soleninilali aderal in atrio ex more componeret » I p. 073).

7. Carm., IV, 1, J.pitaphc d'Eumérius : « si al) externis jjroperavil sedibus hosi)es, mox apud hune proprios sensil habere lares « (.Iwct. antiqiùss.A. iv, p. prior, p. 79) ; III, 13, Ad Vilicuin : « si po.scat novus hospes opem, tu pwrrigas escas, invenit et proprios ad tua tecla lares » (p. 60) ; cf. Appendi.r. 3i. De Magnerico, évêque de Trêves (p. 292).

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