Gesta episc. Aulisiod., 27 (ScrijA., t. xiii, p
6. Conc. d'Orléans de 549, can. XV (Maassen, \). 105). Le concile veut que les évéques de Lyon le surveillent et prennent soin que de bons prae2}ositi y soient établis (cf. Liemxo, op. cit., t. ii, p. 051, n. -2). Ce .venodochiutti administré par des jjrévôts est i)robablement desservi par une communauté de dores ou de moines ; il est soumis ;i l'évétiue comme le sont les autres établissement.s religieux de la cité.
MONASTliKES llÔl'ITAfX 403
religieux établit en même temps un h6i»ital dans les dépeudaiices de la sainte maison. Un abbé charitable qui trouve celle-ci dépourvue d'une cella hospitalière dispose à côté des bâtiments conventuels un xenodochium ^ Un grand nombre (rétablissements monastiques sont ainsi doublés d'un petit hôpital que les religieux desservent. En général, il est contigu au cloître ; parfois, peut-être, il s'élève à quelque distance, ([uand le site du monastère est ditlicilement accessible -.
Mais souvent aussi le xenodochium n'est pas une dépendance, un simple service accessoire du monastère ; celui-ci a été fondé pour être un hôpital ; la maison des moines est essentiellement la maison des pauvres. Le fondateur n'a songé qu'à créer un asile pour les voyageurs et les malades, mais il a pensé que la meilleure manière de les assister était de les remettre aux soins d'une communauté UKMiastique. Les deux termes, xenodochium, mona.ste/ium sont alors em[)loyés l'un pour l'autre -^ ; car le pieux établissement est à la fois destiné à accueillir des pauvres et à abriter des moines ; mais ceux-ci n'y sont venus que pour servir les premiers.
La fondation d'un monastère-hôpital devait être un fait assez fréquent. Parmi les formules de Marculfe figure le modèle de l'acte que fera dresser celui qui veut construire une telle maison K Brunehaut en établit une à Autun ^. L'évêque du Mans, Domnolus, au rapport il est vrai de sources suspectes, en aurait bùti une autre auprès de sa ville épiscopale ^. Le diacre
1. Labbé de Saint- Wandrillc Aiisbertus étaljlit dans le monast^re un jccnndncliiinn (Vila s. Ansberti, 13, Anal. Bolland., t. i, ji. 18")).
■2. 11 en aurait été ainsi au monastère de Sainte-Odile du vivant même de la fnndatrirc, s'il faut en croire la vie de la sainte composée seulement au X' siècle. Un hni)ital est fondé au bas de la montagne et bientôt à côté de cet hospice s'élève un second monastère (C'H. Pfisteh, l'ic de sainte Odile, M, A nul. Bolland., t. xni, p. -22).
3. Marc, t'onn., Il, 1 : « qui vull rxsinodocio aut monasterio construere « (Zeu- MER, For)ii., p. 70) ; GuÉtioniK i.EtJKANi), Eiii-it., XIII, 7, à Brunehaut, au sujet <Iu monaste riuin et .venoilochiitm qu'elle a fondé à .A.ulun (éd. Hart.m.wx, t. li, p. 37-2); 11, au prêtre et abbé Sénator, privilège tenu |)our authentique par Hartmann (}). 377) et par .latTé ^V. (187r>) ; Text. de Grimo : « confero monaslerii sive xenodocii vel pauperibus Longagionis » iHevek, l'rkundcnb. d. miltetr/i . Terril., 6, t. i, ]). 5). Cf. Conc. deChdlon de t)39-t)S4, can. VII: « ut defunclo iire.sbytero vel abbate nihil ab episcopo auferalur... de rébus parrochiae. exinodoiie vel monaslerii ■> (Maassen, p. -210). Le xenodochium est parfois aussi nettement distingué du uxonastcriuui. On a songé par exemjile à fonder un .renorlocliii/m, puis on se résoud à établir un monastère (Foi.yiiN. Cliartul. Sithiensc, l. 3, donation d'.\droaldus. (îierari), (art. de Sainl-Bertiv, p. IH).