LÉPROSERIES
qui dans la ville et dans le territoire suburbain est atteint de la lèpre ; il ne laissera pas les lépreux errer de cité en cité, mais leur fera porter de la maison de l'église des vivres et des vêtements '. Ces prescriptions supposent que ces infortunés sont isolés du reste de la population et recueillis dans un hospice à proximité de Téglise épiscopale. Une maladrerie est souvent en effet signalée soit dans l'enceinte, soit au faubourg des cités épiscopales. Au temps de Grégoire de Tours, il en fut édifiée une au faubourg de Châlon par l'évêque Agricola -. A Verdun, dans la première moitié du VIP siècle, des lépreux étaient établis auprès de la basilique de Saint-Pierre et de Saint-Vanne. A la même époque il existait une léproserie k Maëstricht et à Metz ^. Saint Arnoul, évêque de Metz, avait établi dans un lieu désert une maladrerie où, de concert avec quelques moines, il lavait les pieds de ces malheureux, préparait leur couche et apprêtait leurs aliments ^. Saint Otmarus, qui gouvernait le monastère de Saint-Gall au milieu du VHP siècle, aurait institué pour eux un hospice distinct du xenodochium des autres pauvres s.
Le nombre des hospitalisés est en général peu considérable dans chaque établissement. D'ordinaire il est fixe ^ et a été déterminé par le fondateur du xenodochiam. Très souvent on s'en tient ;ui chiffre de douze pauvres ~' en mémoire des douze ^ à qui le Seigneur lava les pieds. Le monastère de Sainte-Agathe de Longuyon entretient seize intirmes ■'. Celui qu'a fondé saint Priest de Clermont abrite vingt malades lo.
1. Conc. (l'Orléans de i>49, caii. XXI Maas.skn, p. 107); de Lijon de ÔXÏ, eau. VI Cp. 154).