Op. cit., p
10. Telle la celtiila de MazeroUes, fondée probablement par Ansoaldus de Poitiers, «in (|ua sanctum Dei peregrinum ex génère Scolorum, nomen Romanum e])isropum cnm suis peregrinis runsliiui rfclnrem et instilncram ut ipsi peregrini
HOPITAUX POUR MALADES. HOSPICES d'iNCURABLES 407
au i)assage lees Irlandais qui poursuivent leurs jterpétuelles pérégrinations K
Le plus souvent le xenodochium, quand il n'est pas spécialement affecté aux peregrini, exclut les pauvres bien portants -'. Il accueille, semble-t-il, sans distinction malades et incurables 2. Tels pourtant paraissent plutôt réservés aux invalides. Le xenoclochium de Saint-:\Iartin de Pontlieue recueille les pauvres débiles et aveugles '«. L'hospice du monastère de Saint- Wandrille abrite des infirmes et des vieillards indigents '->. D'autres xenodochia semblent avoir été principalement fondés pour soigner et guérir les malades. A ceux qu'il a recueillis dans une dépendance de sa maison, saint Césaire a procuré des lits ; près d'eux est attachée une personne apte à leur donner des soins 6, Dans l'hôpital de Poitiers, il y aura toujours douze malades en traitement ; sitôt que l'un d'eux sera remis, un autre prendra sa place '. Saint Priest a confié ses hôtes souffrants à des médecins, à d'habiles infirmiers et lorsqu'un pauvre aura recouvré la santé, il s'en ira afin que d'autres viennent et soient guéris ^.
La nature contagieuse du mal obligeait aussi à réserver des asiles distincts aux lépreux '•'. Les conciles font un devoir aux évéques d'en i)rendre un soin particulier. L'évoque s'informera
inibidcm perseverarcnt » (Pardessus, 488, t. ii, j). 230). Ces Scolti ont étr .sans douie repris pai- leur humeur vagabonde et se sont dispersés après la ninrt de Romain : au.ssi révèque donne-t-il leur cclla au monastère de Nouaillé. — Les monastères fondés par saint Cnlomhan. Aiinegray, Luxeuil, Fontaines, ou par .ses di.sciples, Faremoutiers, Jouarre, Rebais, i)lus lard Péronne, Fo.sses. Honau sont, au moins à l'origine, des ntonasleria Scottorvm (cl. floïKAin, op. cit., p. •US).
1. Tel le monastère de Moulier.s-en-Puisaie (cf. plus haut, p. 401). La Viio s. Ayili nous montre les Irlandais se reposant au passage au monastère de Rebais (24, Mabillon, Acta sanct. (). S. B., t. ii, p. 3-'4>.
•2. Néanmoins le xenodochium de Lyon reçoit à la fois des prrct/rini et des aeijrotant.es (Conc. d'Orféans de 519, can. XV, Maas.sen, p. 105).
3. Cf. Ratzinger, Gc.scIi. d. kirchlichen Annenpftege, p. 14.5.
4. « vîros pauperes. caecos et débiles (PAUDKssrs. 330, t. i, p. -iOti).
5. « xenodochium inibecillium ac de(re])itonim i>auperum •> (Vitn .v. .\n.sherii, 13, Anal. Bolland., t. i, ]). 1S5).
6. VUa .s. Caesarii, î, 20 {Scrijit. rerum tiicror , t. ni, p. l'iii. De même à Athies, sainte Radegonde (Vita, IV, Script, rcrioii tueror., I. n, p. pn.st., ji. 3H) recueille des femmes alitées, dont elle panse les plaies.
7. Tcxt. d'Anxoalditsi;^) -. « constituimus ul .seniper sinl numéro duodecim egrotantium; cum unus invaluerit de inlirmitate et recedet, alter egrol\is iu ejus introeal locum > (Pardkssus, 438, t.ii, p. 239).
X. Vita .«. Pracjectl, I (Mabillox. Acta .sanct. O. S. B.. t. ii, p. 613'. M. L. Lallemand ne paraît pas tenir compte de ces textes quand il écrit (Hi.'<t . de la charité, t. ii, p. ISO) (jue les malade^♦ne sont jamais admis dans di-; .■i>;il.'>;ilisiii)i-is.
'.). Voyez, sur ra,ssistanre des lépreux,!.,. LAr.i.KMANn, ]). n'.i.