‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 490 sur 570 · De rirt. s. Juliani, 20, p · texte numérisé non relu

De rirt. s. Juliani, 20, p

8. Ihid., 14, p. 581. Cf. FoRTiNAT, nia S. MedarcU, VII {Ami. a/ilic/in.is.. i. iv. p. post., p. 70).

\). De rirt. s. Juliani, 11, p. 570 : (Unr. Crt/z/cv*-., ts. p. 7'.C.. ^'oir au.ssi Vila s. Eparchii, II, 10 (Scri/il. rrrinn mcror., t. ni, ]). 563).

l'anathème frappe les sacrilèges 417

spirituelles. Les conciles du VP et du VIP siècle omettent rarement de renouveler l'anathème jeté sur les déprédateurs des églises i. On devra avertir au préalable le spoliateur qu'il ait à restituer. S'il s'y refuse, on appellera sur sa tète la malédiction de Juda, qui dérobait les aliments des pauvres -.

A l'armée de pillards qui tente de faire brèche au temporel ecclésiastique, l'épiscopat solidaire opposera un bloc sans fissures. Tous les évêques devront être présents ou se faire représenter à l'assemblée qui se réunira pour condamner le ravisseur des biens consacrés à Dieu. Celui qui s'abstiendra sera séparé de la communion de ses frères ^. Il est interdit à un évèque de recevoir dans sa communion quiconque a été anathématisé par des collègues pour avoir causé prôj udice aux églises^. Le plus souvent celui qui convoite les biens du Seigneur opère dans des régions éloignées de celles où il habite et compte échapper ainsi facilement aux censures de son évèque. A celui-ci le prélat frustré fera connaître par lettre sa détresse. L'évêque instruit du forfait commis par son diocésain »< aura égard à l'anxiété de son collègue » ; il réprimandera le coupable et, s'il ne s'amende pas, le frappera de l'excommunication ^. Ainsi l'entente des évêques déjouera les ruses par lesquelles les voleurs se flattent d'esquiver le châtiment ; l'anathème les poursuivra partout.

Des canons des conciles, il a passé dans les titres de propriété du clergé. Les actes authentiques les plus anciens qui nous sont conservés se bornent à appeler la malédiction divine ou la vengeance des saints sur la tète des ravisseurs ''. Mais déjà sainte Radegonde prie les évêques de traiter quiconque diminuera ou s'appropriera les biens de son monastère comme un spoliateur des pauvres ''; elle songe évidemment à l'anathème que les nombreux conciles tenus en son vivant

1. Conc. d'Agdc, eau. IV (Brins, l. ii, j). 146); Conc. d'Orléans de 538, can. XXV (Maassen. 1). 81) ; de 511, eau. XIX (p. 91), XXV (p. 93) ; de 519, can. Xllf, XIV (p. 104), XV, XVI (p. 105), etc. Cf. Lœ.nixu, l. ii, p. lô:!, n. 1.

■2. Conc. de Tours de 567, eau. XXV, p. 134.

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