‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 55 sur 570 · LES DÉPENSES CHARITABLES API'ELLEXT LES DONS · texte numérisé non relu

LES DÉPENSES CHARITABLES API'ELLEXT LES DONS

si fréquemment à cette dernière ressource que saint Ambroise juge utile d'en prévoir et d'en régler l'usage. Il recommande de briser, avant de les vendre, les vases sacrés, de crainte qu'ils ne soient profanés ^ Quand les conciles de l'époque franque prohiberont toute aliénation, ils réserveront expressément le cas oii il faudra vendre les vases sacrés pour racheter les membres du Christ -'.

Le rachat des captifs est à la fin du Y" siècle et pendant les deux siècles suivants 3 un souci pressant des évêques des royaumes barbares, une charge très lourde pour les églises dont elle absorbe les ressources en argent et en meubles précieux. Déjà sous toutes les formes qu'elle revêt tour à tour : assistance des pauvres, hospitalité, rachat des captifs, la bienfaisance pratiquée parles églises fait brèche dans leur temporel naissant. Mais si parfois elle fait le vide dans leurs caisses, rien ne provoque davantage les fidèles à alimenter et à remplir leur trésor qui s'écoule en charités. Le patrimoine ecclésiastique va grandir précisément parce qu'il est aussi celui des pauvres. Plus les évêques se montrent prodigues envers eux, plus s'enflent les dépenses gratuites du clergé, et plus fortement s'enracine chez ses bienfaiteurs la confiance que donner aux églises est l'œuvre pie qui enveloppe toutes les autres.

sf)l;iiia potius praestarent quaiu ecclesiis ornamenta... ; usque eo credidit omnia ilisirahenda quousquc ad palenas vel calices vilreos veniretur » {Acta sauet., Mai, t. II, p. 29).

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