LES ÉGLISES DES VICI
siècle pendant le?^ lé tes de Pâques devant leur évéque '. A Auxerre, le clergé paroissial est tenu encore aux VP- et VI I« siècles à chanter les vigiles dans l'église mère, une semaine à tour de rôle chaque année ■^. Au même diocèse, les prêtres et les abbés doivent paraître au synode annuel que réunit leur évoque •'. Le clergé rural demande à Tévêque le saint chrome ''• Mais dans Téglise paroissiale le culte est célébré régulièrement pour les fidèles de la circonscription sans qu'il faille attendre le passage ou les ordres exprès de Tévéque ; chaque dimanche, au diocèse d'Auxerre, les archiprétres chantent dans leur église les vigiles comme l'évêque les célèbre dans l'église mère '•".
Au début du VP siècle, c'est à peu près exclusivement dans les rici que sont établies les églises paroissiales '^ Partout où existe un centre important de population, un castrum, un vicus, une église s'élève et une paroisse se constitue. Beaucoup remontent au V siècle '^, mais on signale encore à l'époque franque de nombreuses créations d'églises dans les vici ^. La fondation d"une église dans un vicus est souvent l'œuvre de l'évêque diocésain ^. Peut-être parfois un riche ])articulier fait-il les frais de la construction et élève sur un terrain qui lui appartient l'église paroissiale l'J, mais c'est en général l'évêque qui, pour satisfaire aux besoins spirituels de ses ouailles, bâtit des églises dans les bourgs, leur donne des clercs pour les desservir et institue une paroisse nouvelle.
Les basiliques des villes et les églises des iHci ne sont pas
1. Vita s. Prsejecii (éd. Krisch. .Vpwc.v Ariliir, i. xviii. p. 643).
•.>. Rcglciiic/it lie Tètricus (Gesta episc. Avtlxioil., ii, Migne. PL., (. < xxxviii
col. -244-5).
3. Conc. d'Ài/xeri-c de 573-603, can VII (Maa.s.sen, p. 180).
4. Stat. e CCI. anliq., can. XXXVI(Brixs. 1. 1. p. 145); Conc. de Vai.srm de 442. can. m (Brins, t. ii, p. 1-28); d'Auxerre de 573-603. can. VI (Ma.\.ssen, p. 180).
5. Règlement d'Aunaritfs (Gesta episc. Aiitisiod., 19, col. -233).
6. Cf. Imbart de la ToiR, p. 56. Le concile de Tours de 567 (can. XX. Maa.-<skn, p. 1-27) dé.signe les prêtres ruraux sous le terme de " presbyteri vicaiii ■•.
7. Voir la liste dressée par M. Imbart de la Tour pour le Ve siècle, op. cit., p. 10 et suiv.
8. Grégoire de Tours donne une liste de rici où ses i>réilécesseurs ont établi des églises (Ww^ Franc, X, 31, p. 411-8), mais la liste peut ne pas être complète. Il ne signale jamais l'établissement par l'un de ses prédécesseurs d'une église paroissiale ailleurs que dans un viciis. Au diocèse d'Auxerre, le règlement de Tètricus signale aussi un certain nombre de rici comme étant le siège d'une
. parois.sc (Gesta epi.sc. Atftisiod., -24, col. 244).
9. Grégoire de Toirs, Hist. Franc, X, 31. p. 444-8: S. Aritl /(O/zii/ia dicta in dedicatione basilicae quam Maximus ejtiscopus in Janavensis urbis oppido (.\nnemasse) condidil (Honni. -20, Ai'cl. anti(p/iss., t. vi, p. n. \^. 13.i) : Adi/s epi.sc. Centiin., 7, Gesla Principii (éd. Blsson-Ledri', p. 5-2) et jiassim.
10. Cf. Imbart de la Toir, p. 31. Un dttx du roi Euric a fait élever l'église de Sainl-Gernuiin-Lembron (Hist. Franc. II, -20, p. 84).