LES ORATOIRES
avec les basiliques des monastères les seuls édifices consacrés à la prière. Au IV" ei au V" siècle s'élèvent déjà dans les villes et les campagnes des oratoria, martyria '. Au W siècle se produit un véritable i)ullulcment de ces jietits sanctuaires. .Souvent on dédie un oratoire à un saint à seule lin de lui h'unjigner ses sentiments de [)iété et de reconnaissance-. Sur le tombeau d'un martyr, d'un confesseur, s'élèvera, à défaut d'une riche basilique, un modeste édicule 3. Quicomiue a pu se i)i'0curer une parcelle des ossements d'un saint, se croit tenu d'édifier un oratoire pour y déi)Oser ces reliques *. Au désir d'honorer un saint s'associe fréquemment, dans les jiieuses intentions du fondateur, le souci d'avoir à sa disposition un oratoire qui sera sien, où lui-même et les gens de sa maison l)Ourront faire leurs dévotions.
A cet effet, il en a été élevé partout. L'atrium des grandes basiliques renferme souvent un oratoire •'■. Un pieux ermite adosse parfois sa cellule oratoire à la modeste église d'un vicus *"'. Une basilique a souvent dans ses dépendances un oratoire "', les moines aiment à en posséder plusieurs dans l'enceinte même de leur habitation*^. La maison de l'église renferme un oratoire k l'usage de l'évèque '■'. Souvent de simples particuliers ont dans leur propre maison un petit sanctuaire oii ils ont déposé des reliques et où ils se retirent pour jirier ''^.