MOINES ÉTABLIS FN VII. I. F. PAR LES ÉVËQUES
que les évoques autorisent sont faites sous leurs yeux, dans le suburbium ou à une faible distance de la ville. Le monastère de Notre-Dame du Mans, fondé par Harégarius, d'accord avec révêque Innocent, est construit entre la Sarthe et le mur de la cité 1. L'évéque d'Angoulème ne permet pas à saint Cybar de s'éloigner et lui désigne à quelque distance de la ville un site oti il pourra mener une vie solitaire -. Saint Rémi envoie saint Thierry fonder un monastère sur un monticule boisé qui n'est éloigné de Reims que de trois milles ■■.
La plupart des monastères fondés ])ar les évéques du VI" et du YIP siècle sont établis dans la ville ou au faubourg, non loin do l'église cathédrale. Domnolus, évéquo du Atans, a construit le monastère de Saint- Vincent pour la protection de son peujjle et de sa cité K Son successeur, Bertrand, a édifié le monastère des Saints-Apôtres en vue de la cité '•". Didier de Cahors bâtit le monastère d'hommes qui s'appellera Saint-Géry auprès de la ville, à 750 pas de l'église ^. Palladius, évoque d'Auxerre, a fondé une cella pour les religieuses dans \esufmrbium ■'j et près des murs de la cité la basilique de Saint-Eusèbe avec une communauté de moines '^. Un peu plus tard son successeur, Vigilius, établit au faubourg d'Auxerre le monastère de Notre-Dame ■'.
On voit aussi des moines s'établir spontanéiiient dans une ville, sans y être attirés par la basilique et les reliques d'un saint illustre, sans y être installés |)ar les soins d'un roi qui les veut instituer gardiens du tonil)oan d'un saint ou de sa propre sépulture, ou par un évéquo (pii souliaito les retenir sous ses yeux. Grégoire de Tours raconte que d'eux-mêmes, des moines ont bâti, comme ils l'ont pu, dans sa cité épiscopale une basilifjue en rhonneur de saint .lulien. Ils ont api»ris