‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 89 sur 570 · Gloria mari.. M, p. ô · texte numérisé non relu

Gloria mari.. M, p. ô

8. Un di]>lôme de Clotaire III de 003 (Pkktz, 41, p. 38; et la charte de (Joyia de 734 (lV\Rin-;ssts, Vil. t. n. p. :;(}.">) sijrnalent seulement l'abbé et les rerlores

90 MONASTÈRES FONDÉS DANS LES VlCl

castrum de Dijon. Au diocèse de Tours, des monastères sont établis à Chinon, Candes, Loches, Sennevières, Maillé, localités qui [)Our la plupart sont des vici '. Le diocèse d'Auxerre possède, au YIP siècle, de nombreux monastères établis dans des localités assez voisines de la ville pour permettre aux abbés de venir, chacun à leur tour, célébrer les vigiles dans l'église mère -.

Quelquefois Téglise d'un vicus ou d'un district paroissial, surtout quand elle possède le corps d'un saint illustre, donne naissance, comme nombre de basilique suburbaines, a une communauté monastique •'*. L'église du viens CataUiacu.s qui abritait les reliques de saint Denis est transformée par Dagobert en basilique monastique '. Le monastère de Tholey parait avoir pour origine la basilique que le diacre Grimo a fait construii'e en vue des besoins religieux des hommes d'une villa qui lui appartenait ^. Sur l'emplacement du futur monastère de Saint- Gall s'est élevée d'abord une simple église paroissiale dédiée à saint Gall ^, qui n'a été convertie aux usages monastiques que sous Thierry IV (721-737) et oii les ossements du saint n'ont été vraisemblablement transportés qu'après l'établissement des religieux auprès de cette basilique ".

Ainsi l'abri plus sûr qu'offrent les lieux habités et surtout les villes, les aumônes plus abondantes que les pauvres du Christ ont l'espoir d'y recueillir pour sustenter leur vie, l'établissement que leur procurent les évèques et les rois, le pieux attrait qu'exercent sur les religieux les corps saints qui reposent dans les basiliques célèbres, tout concourt à peupler cités et bourde ceUe basilique : mais la charte dErniembf riiis df »'):ii mentionne les « monaclii vel pauperes ibidem consislentes » (-256, p. 15j el relie dErniénoara de 71"., les « nionachi et matricularii » (491, p. .'WOj.

1 . Chinon, Candes, Loches sont dési<més j)ar Grégf.ire de Tours comme des viri. A Maillé, il sigmale des habitants (GiOA-ta cnnf., Si, p. 7ijl).

■2. Cf. les règlements d'Aunarius et de Tétricus {Gcxln episr. Ai'tixioil., l'.i et ?4. col. 233 et 244;.

3. En Espafme, le fait paraît avoir été fré(|uent. Le concile de Tolède de 589, can. IV, autorise les évé(|ues à convertir en monastère l'une de leurs égrlises paroissiales (cf. Mabillon, Ann Bcned., VII, (30, t. i, p. 183i.

4. Suivant les Gcsta Dagob. (3, Script, rcrinn meror., t. ii, jt. 402), 1 église île ce vicus était de.sservie précédewnnent par un prêtre désigné i)ar révê(|ue. J. Havet (Les oriijine.s de Hain'-Denis, Quest.. mcror., p. 20<>j tenait jiour e.xacts les renseignements fournis par les Gesta sur les origines du monasiére.

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