‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 1051 sur 1207 · LES ARTS LIBÉRAUX A MURBACH · texte numérisé non relu

LES ARTS LIBÉRAUX A MURBACH

Le Catalogue a une rubrique « de historiis », sous laquelle ont inscrits les Antiquités et la guerre des Juifs de Josèphe, les cinq livres d’Hégésippe, Paul Orose, l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, l’Histoire tripartite, l’Histoire de Clément, en dehors des ouvrages d’histoire profane classés sous la rubrique des « Gentiles ». Le Bréviaire d’Isker ajoute les Gesta pontifimim, la Chronique de Sévère, l’Histoire de Jordanés, les « Gesta Alexandri », l’Épître d’Alexandre à Aristote et à Olympiade, l’« Excidium Trojanorum ».

La série des Arts Libéraux, bien qu’elle ne comporte pas de rubrique spéciale, est largement représentée à Murbach. Isker possédait un Martianus Capella. Les ouvrages de grammaire figurent nombreux dans le Registrum, où sont énumérés le « De arte granïmatica » d’Alcuin, la Grammaire de Smaragde, les deux éditions de Donat, le Commentaire de Servius, l’« Expositio Pompeii in majores partes », une autre « Expositio in majores partes » d’un chrétien, la Grammaire de Probus, le Priscien major et minor. Isker avait acquis la Grammaire de Phocas et d’Aratus, un volume renfermant les « partes Donati majoris et minoris », les déclinaisons du nom et du verbe, un Priscien minor. Le Registrum signale aussi 1’ « Orthographia » de Cecilius Vindex, celle de Ouintus Papirus, celle de Caper et de plusieurs autres, ainsi qu’un « liber notarum », sans doute recueil de formules.

Murbach possédait le « de arte metrica » de Bède et deux séries de poètes, les chrétiens et les gentils. Dans la première, figurent Juvencus, Sedulius, Arator, Paulin, Prosper, Alchimus Avitus, Fortunat, Prudence, les mètres de Cresconius, d’Aldhelme, de Bède sur la vie de Gudpert. Dans la seconde sont mentionnés les Bucoliques, les Géorgiques, l’Enéide de Virgile et les petits poèmes qui lui sont attribués, Lucain, Ovide, Lucrèce, les Bucoliques d’Olibrius, les énigmes de Simphosius, le mètre de Ouintus Serenus « de medicina », celui des fables d’Avianus. L’exemplaire possédé par Isker de la fable d’Avianus, d’Ésope, de Phèdre, d’Alexandre et Didime ne se distingue peut-être pas de celui-là et c’est vraisemblablement aussi le cas du « De natura rerum » de Tite Lucrèce, si rarement signalé par les anciens Catalogues de livres et que le Registrum et le Breviarinm mentionnent 'tous deux L

i. Reg. 285, p. 271 ; Brev., 16, p. 272. En dehors des Catal. de Murbach, on ne trouve mention de Lucrèce que dans celui de Bobbio du Xe s. (Becker, 32, art. 375 p. 69), celui de Corbie du XIIe s. (79, 289, p. 191). Nous conservons, on l’a vu, les exemplaires du IXe siècle que possédaient S. Bertin et l’église de Mayence.

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