LIVRES « DE ARTE » ET DE MÉDECINE A MURBACH
Sous la rubrique des « gentiles », sont inscrits, en dehors des poètes, dix livres de l'Histoire de Tite-Live, l’abrégé de Trogue-Pompée par Justin, les Vies des Césars depuis Hadrien jusqu à Carus et Carinus, le Catilina et la guerre de Jugurtha de Salluste, l’Épître de Sénèque à Lucilius, le « De amicicia », le « De officiis » et la Rhétorique de Cicéron.
La série des ouvrages de rhétorique et de dialectique comprend dans le Registrum, outre l’ouvrage de Cicéron, le « De arte rhetorica » d’Alcuin, son « De dialectica », le Commentaire de Boëce sur la Dialectique d’Aristote.
Les Arts mineurs sont représentés au Registrum par l’Arithmétique de Boëce, la Géométrie de Frontin et celle de Boëce, auxquelles le Breviariwn ajoute une « Geometria ». Le Registrum signale deux exemplaires du traité de Bède « de temporibus » dont l’un est dit « major », le « Ciclus Dionisii cum epistola de ratione Paschae ». Deux traités du comput dont celui de Raban, figurent dans la collection d’Isker. Elle comprenait aussi une « provinciarum descriptio » mise sous le nom d’Orose et un ouvrage sur le même sujet attribué à saint Jérôme (de eadem re Iheronimus), le traité d’Isidore « De terra », la Cosmographie de Jules César, le « De situ orbis » de Solin, le livre d’Arculfus « De situ sanctorum locorum », l’œuvre d’Hygin, sans doute l’Astronomie, et le « De instrumenté bellicis » de Végèce, l’Histoire naturelle de Pline, le « De naturis animalium » de Chrysostome.
L’« Ars medicinae » constitue l’une des rubriques du plus ancien Catalogue. Mention y est faite des huit livres d’Oribase , de ceux de Placitus, du « Liber herbarius » d’Oribase, d’un grand recueil d’extraits de divers ouvrages de médecine. Le Bréviaire signale la lettre d’Hippocrate à Antiochus et celle du médecin Antimius à l’empereur Titus.
§ 4. — Bibliothèque de l’église de Constance.
De la bibliothèque de l’église de Constance une portion a subsisté 1, la moindre part peut-être d’une collection de livres qui semble avoir pu jadis rivaliser avec celles des monastères
1. On a cru jusqu’au début du XXe siècle que cette bibliothèque était complètement perdue. Lehmann a montré ( Sitzungsber . Bayer. Akad., 1908, 4e Abt.) qu’elle était représentée dans le fonds de l’abbaye de Weingarten, le chapitre de Constance ayant vendu en 1630 à ce monastère un lot comprenant 159 manuscrits en parchemin. La plupart de ceux qui subsistent et qui portent l’« ex libris » du monastère et la date de 1630, sont conservés à la B. de Stuttgart ; cf. Loftler Zur Frage cincr Konstanzer Schreibschale, dans Palaeoçr. lat., V, 5 et Zur Provcnienztra ge der If ’eingartener Hcindschr. dans Zcntralblaft zu B. Wesen, 1910, p. 435 et suiv.