ARTS LIBÉRAUX, GRAMMAIRES
des Lombards, des Capitulaires, la collection de Capitulaires formée par Anségise avec ou sans le recueil additionnel d’apocryphes mis sous le nom de Benoît le Diacre.
Dans aucun des Catalogues conservés on ne trouve une classification commune à tous les ouvrages relatifs aux Arts Libéraux. Les traités généraux qui les concernent, ceux de Martianus Capella, dë Cassiodore, le premier livre des Étymologies d’Isidore, ne figurent pas dans les Catalogues en tête d’une série 1, bien que parfois un certain nombre de livres soient rangés sous la rubrique «de arte ». Plus souvent, des séries partielles sont annoncées « de grammaticae libris » — « de metris » 2. Les oüvrages de science naturelle, de médecine, de géographie, ainsi que les traités pratiques d’agriculture, d’architecture, d’art militaire sont tantôt énumérés en désordre, tantôt rangés avec les livres qui traitent des sept Arts Libéraux proprement dits.
L ’Ars grammatica tient parmi eux la plus large place. Les Grammairiens qu’Alcuin désigne comme pouvant être interrogés dans la bibliothèque d’York, Probus, Phocas, Dcnat, Servius, Priscien, Euticius, Pompée se retrouvent dans la plupart sans doute des bibliothèques. Souvent, dans les principales collections, les œuvres de Donat et de Priscien figurent en plusieurs exemplaires. On y trouve aussi Victorinus, Asper, Diomède, Honoratus, Consentius, l’« Orthographia » de Caper, d’Agroecius, des gloses et des commentaires anciens ou récents des grammairiens antiques, des Artes composés par des Irlandais ou des Anglo-saxons, MaelSachan, Duncant, les œuvres grammaticales d’Alcuin, Pierre de Pise, Smaragde, Remi d’Auxerre, Gottschalk. Les bibliothèques possèdent aussi des Vocabulaires latins et en langue vulgaire et parfois même des Glossaires gréco-latins.
A la catégorie des livres de grammaire se rattachent les mètres, que les rédacteurs des Catalogues ont en général groupés, sans d’ailleurs prendre soin de signaler d’abord les traités de métrique. Celui de Bède mentionné dans plusieurs
1. Toutefois dans le Catal. dit d’Anchin, Martianus Capella figure au 3e art. et l’ouvrage de Cassiodore au 6e (éd. Gessler, dans L'Antiq. class., IV, 1935, P- 7o, 72).
2. A Reichenau est annoncée une série : « de libris glossarum et c’e libris Prisciani » (6, p. 12), avec sous ce titre toute la série des œuvres de grammairiens et les métra, ; à S. Riquier une série : « de libris grammaticorum # et une autre : « de libris antiquorum qui de gestis regum vel situ terrarumscripserunt» (ii, p. 27-8) ; à S. Gall une série « De libris grammaticae artis », (22, p. 52) et une « de metris », p. 51 ; cf. Bibl.incogn. Xe s., p. 76.