‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 116 sur 1207 · IMPORTANCE DE L’APPORT ÉTRANGER · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DE L’APPORT ÉTRANGER

lant, ont provoqué et facilité le renouvellement des études, procuré aux églises et monastères un complément indispensable au petit nombre de livres et d'hommes instruits dont ils disposaient1. Dans les temps qui suivent cet évanouissement, l’apport de livres et de scribes venant des Iles, d’Espagne ou d’Italie se réduit. Les scriptoria et bibliothèques de ces pays fournissent encore une contribution, mais de plus en plus modeste dans le mouvement général d’échanges qui, à travers la chrétienté occidentale, rend chaque église tributaire, en une proportion variable, des autres églises, sans égard aux limites des régions et royaumes, mais suivant les facilités qu’offrent le voisinage, la productivité des ateliers et les relations établies.

i. A défaut de renseignements sur l’apport desmss.,on peut tenir pour certain que les ouvrages composés au VIIe siècle et au début du VIIIe en Espagne (Isidore t 638, Ilc’ephonse f 669, Julien f 690, Taius), en Angleterre (Aldhelm f c. 710, Bède t c. 735), se sont répandus en Gaule, grâce à des copies directement apportées de ces pays. Les Différences et les Senten es d’Isidore sont données à Saint-Wandrille par Wando (747-54), les Sentences de Taius par Anségise (823-33), cf . Gesta abb. Fontan, éd. Laporte, p. 68 et 104. Lui de Mayence demande vers 770 à des correspondants anglo-saxons l’envoi d’ouvrages de Bède ( Bonif . epist., 125-7, Epist. Karol. aevî, I, 414-5) ; Reichenau possède en 822 une série de livres de Bède et une des ouvrages d’Aldhelm (Becker, 6, p. 10-1).

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