‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 163 sur 1207 · LYON, FOYER D’ÉTUDES · texte numérisé non relu

LYON, FOYER D’ÉTUDES

officiis » de Cicéron, qui n’est pas de son écriture, un acrostiche « Manno miser » est de sa main et a été apposé par lui, sans doute au scriptorium de Lyon h

Au rapport de Loup de Ferrières, écrivant en 860, Adon, son disciple, en hutte aux vexations d’envieux s’était retiré dans la ville de Lyon pour y goûter la paix et dans l’intention d’y compléter son instruction (inde discendi studio) 1 2 3. C’esi dans ce foyer d’études qu’était l’église de Lyon, qu’Adon a composé son martyrologe vers 850-860, auquel il a sans doute fait diverses additions plus tard quand il fut devenu évêque de Vienne :i. Au siècle suivant, Maïeul est allé s’instruire aussi à Lyon, qui au dire de ses biographes l’emportait sur toutes les cités voisines dans l’étude des arts libéraux 4, ville nourricière et mère de la philosophie 5.

Au IXe siècle, le scriptorium lyonnais était assez actif, pour créer une véritable tradition. Les traits propres à l’écriture lyonnaise ont pu suffire à faire rapporter à ce scriptorium bien des manuscrits dont la provenance n’est pas connue autrement 6. Non seulement des livres nouveaux sont exécutés dans le scriptorium, mais les manuscrits anciens y sont révisés, corrigés, annotés7, complétés8.

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