EVANGILES EN LETTRES D’OR
de Trêves \ de Prüm 2, de Lorsch 3, de Saint -Remi de Reims 4, d’Hautvilliers 5, de Saint-Médard de Soissons «, de Saint-Denis 7, de Saint-Vaast d’Arras 8, de Saint-Martin de Tours 9, de Saint-Père de Chartres 10, de Saint-Martial de Limoges 1! ; ceux des églises de Nevers 12, de Reims l3, de Metz14, de Spire15, peut-être de Rouen et Langres 16 ont été pourvus de textus Evangelii, écrits d’un bout à l’autre en lettres d'or ou d’argent, dont plusieurs subsistent encore.
Les trésors des églises ont possédé en outre des Lection-
x. Ada, sœur de Charlemagne, a donné à S.-Maximin de Trêves le « texturn evangelii auro conscriptum et auro decoratum » ( Nécrologe de S. -Maximin, Schlosser, Schriftquellen Karol. Kunst, n° 204), que conserve la B. de Trêves, ms. 22, cf. S. Berger, p. 262.
2. On a vu (plus haut, p. 12) que le catal. du trésor de Prüm en 1003 signale quatre exemplaires des Évangües « ex quibus ununx totum interius exteriusque aureum ». La couverture est en or ; à l’intérieur le texte est lui aussi en or.
3. B. Vatican, Pal. ms. 50 (cf. S. Berger, H. Vulg., p. 268).
4. Flodoard, Hist. Rem. eccl., III, 9, SS, XIII, p. 482. Cet Évangile écrit en lettres d’or et d’argent, d’après Flodoard, se retrouve sans doute dans le ms. de la B. de Reims 38, écrit en argent sur pourpre ; cf. S. Berger, 282.
5. Évangiles d’Ebbon que, sur son ordre, a fait écrire Pierre, abbé d’Hautvilliers (B. Épernay, ms. 1) ; cf. S. Berger, 278. Dom Martène a vu en effet à Hautvilliers un « textus aureus » des Évangiles (Foy. littér., II, 78).
6. B. N. lat. 8850, en onciale d’or ; Transi, s. Sebast., 43, SS, XV, 388 ; cf. S. Berger, 268.
7. B. Munich, lat. 14.000. « Codex aureus » de Saint-Emmeran, cf. plus haut, p. 8, n. 8.
8. Parmi les livres donnés à Saint-Vaast au XIe siècle par l’abbé Seiwoldus figurait un « textus argenteus », sans doute des Évangiles (Becker, 58, P- 143).