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QUELS SONT LES LIVRES ÉCRITS EN OR

naires 1, des Psautiers 2, des livres de prières 3, parfois aussi des ouvrages théologiques 4, la vie du saint patron de l’église 5, écrits tout entiers en lettres d’or ou d’argent.

Dans d’autres manuscrits d’usage sacré, l’écriture d’or est réservée à certaines portions du texte, la première ou les premières pages, les préfaces, les initiales. Il en est ainsi dans un grand nombre de Sacramentaires 6, et aussi dans des Évangiles7

1. A la suite des livres de l’abbé Rostaing dont les Évangiles de Nevers conservent la liste (plus haut, p. 15, n. 12) figure un « Lectionarius argenteus ».

2. Tels le psalterium aureum de S. Gall (Stiftsbibl., ms. 22) ; le psautier en lettres d’or de Saint-Hubert (Brit. Mus. Addit. 37.768), exécuté peu après 842 pour Lothaire (voir plus haut, p. 9, n. 1 ; cf. Eric, G. Millar, p. i7et PI. VI, et Schramm, Umstrittene Kaiserbilder, N. Archiv., XLVII, 470). Le chroniqueur de S. Hubert croyait que ce psautier avait appartenu à Louis le Pieux et avait été donné par Lothaire (Chron. s. Hub., 19, SS, VIII, 379 ; cf. Voy. littér., II, 134, 144 et Delisle, Cab. des mss., I, 5). Le psautier que Théodulfe a fait exécuter pour Gisèle, donnait un rayonnement d’or et d’argent (argento atque auro quod radiare vides) ( Theodulfi cartn., 43, Poetae lat., I, 54).

3. S. Corneille de Compiègne possédait un livre de prières de Charles le Chauve en lettres d’or (cf. L. Delisle, Cab. des mss., II, 265).

4. La cathédrale d’Autun aurait possédé un exemplaire des œuvres de saint Optât en lettres d’or (Catal. B. Sémin.. Autun, Avertissement, p. 4). Au XIe siècle, Gauzlin, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire a orné d’or et d’argent le poème de Raban Maur à la louange de la Sainte Croix (Vita, 36, N. Archiv., III, 365). Il s’agit probablement du codex Va tic., Regin. 12-,.

5. Avec les deux « textus » d’argent et le « textus » d’or des Évangiles, le trésor de S. Cyr de Nevers renferme au Xe ou XIe siècle la « vita argentea sanctiCyrici » (voir p. 15, n. 12). S. Martial de Limoges possédait une vie de saint Martial, qu’Adémar, mort en 1024, avait fait écrire en lettres d’or, au rapport de Bernard Itier (note du ms. latin 1338 ; Delisle, Cab. des mss., I, 389).

6. Le Sacramentaire de Nonantola du IXe siècle a 9 pages en onciale d’or, 2 en minuscule d’or, une en capitale d’or et des initiales en or et argent (B. N. 2292 ; cf. Delisle, Ane. Sacrant., XXIII, p. 127). Le Sacram. de la B. N. 1141 a trois pages en capitale, alternativement or, vert et rouge, deux pages en onciale d’or, six en minuscule d’or (Delisle, XXXIII, p. 147). Le titre, la préface et le canon du Sacramentaire de Corbie, dit Missel de saint Éloi, du Xe siècle sont en minuscule d’argent ou d’or sur parchemin pourpré (B. X. 12051, f0B 6-11 ; Delisle, LI, 175). Le Sacramentaire attribué à S. Symphorien de Metz a de nombreux folios écrits en onciale d’or sur fonds blanc ou pourpre (B. N. 10501, LXXXII, p. 223). Dans le Sacramentaire de Drogon, les initiales sont en or, dix pages entières sont en capitale d’or et quatorze en onciale d’or (Delisle, Ane. Sacram., 101 ; Leroquais, Les sacramentaires, 6, I, p. 18). Le Sacramentaire de S. Denis a partout des initiales d’or, le f° 19 est entièrement en capitale d’or, les trois pages précédentes en onciale d’or (Delisle, Ane. Sacram., p. 105). Le Sacramentaire de Vienne (ms. 958) ayant appartenu à régir de Liège présente aussi des lettres d’or (XIX, p. 106). Le commencement du acramentaire d’Autun est écrit en capitale d’or (B. Sémin. d’Autun, ms. 19 bis ; cf. Calai., p. 14).

7. La première page des Évangiles du IXe siècle de la cathédrale de Laon est écrite en lettres d’or (B. Laon. ms. 63). La cathédrale de Verdun a possédé un exemplaire où les commencements de chaque Évangile étaient écrits en lettres d’or (Martène, Voy. littér., II, 93). Les Évangiles du IX-Xcs. c nservés au Brit. M., Harley 2795, ont plusieurs pages en onciale d’or (cf. Eric G. Millar, op. cit., p. 16).

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