‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 221 sur 1207 · LES SCRIBES GÉDÉON, AMALRIC · texte numérisé non relu

LES SCRIBES GÉDÉON, AMALRIC

Tite Live 1. Mais dans une œuvre d’époque plus tardive où apparaissent douze mains différentes, dont quelques-unes pratiquent une écriture en progrès sensibles sur celle du Tite Live, se retrouvent peut-être celles de trois de ces scribes Frédégaudus, Théodégrimus et Théogrimnus qui n’ont pas changé leur manière 2. De même, dans un manuscrit du même temps, de cinq mains différentes, l’une ressemble à celle de Théodégrimus, une autre à celle d’Aldo du même Tite Live 3. Enfin dans un manuscrit postérieur encore, qui appartient au stade de l'écriture de Tours dite « régulière », la première des trois mains qu’on y découvre, ressemble à celle de Frédégaudus, qui, s’il a écrit encore à cette date, a travaillé jusqu’à un âge avancé 4.

Nous connaissons les noms de quelques-uns des scribes qui, inscrits comme eux sur la liste des Confraternités, se sont vraisemblablement formés après eux dans le scriftorium de Saint-Martin, peut-être dès le temps d’Alcuin et dont les œuvres ont pu être exécutées, soit de son vivant encore, soit dans les années qui suivirent sa mort.

Les Évangiles donnés à l’église de Nevers par l’évêque Hériman ont été écrits par un certain Gédéon en une semionciale encore imparfaite et une grosse minuscule cursive embellie, qui dénote une époque postérieure à l’exécution du Tite Live et appartient à la période dite alcuinienne 5. Gédéon était un jeune scribe vers 820, car il occupe le numéro 190 dans une liste de 219 noms 6. La Bible de Monza, exécutée en une minuscule claire et gracieuse, mais qui conserve des traits cursifs 7, est l’œuvre d’Amalric, celui-là même sans doute qui devint écolâtre de Saint-Martin 8 et qui, en cette qualité, a peutêtre dirigé plus tard l’atelier des scribes. Il était jeune encore quand il écrivit cette Bible. Le nom d’Amalric se retrouve

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