‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 222 sur 1207 · B. N. lat. 1595 ; Rand, 58, p · texte numérisé non relu

B. N. lat. 1595 ; Rand, 58, p

4. B. N. nouv. acq. lat. 1445 (« De Trinitate » de s. Augustin); cf Rand et Jones, The earliest book of Tours, 86 A., p. 104-5.

5. Londres, Brit. Mus., Harl. 2.790 ; cf. S. Berger, H. Vulg., 254 ; Lirulsay, Notae lat. ; Wilmart, Mss. de Tours copiés vers le temps d’Alcuin, p. 46 ; Kôhler, p. 39 ; Rand, A survey, 27, P- 106.

6. M. Rand soupçonne que le ms. est l’œuvre d’un autre Gédéon, plus âgé, déjà mort en 820, hypothèse qui paraît inutile.

7. B. capit. de Monza G 1 ; Wilmart, loc. cit. ; Rand, 29, p. 107.

8. L’écolâtre Amalric donna les biens qui permirent à l’abbé Adalard d’établir la gratuité des écoles de S. Martin (cf. S. Berger, p. 222).

LE SCRIBE ADALBALDUS

deux fois dans la liste dressée vers 820 et chaque fois parmi les religieux qui étaient alors les moins anciens, aux numéros 175 et 211. Dans une autre Bible, exécutée par une douzaine de mains différentes, l’une de celles-ci est tout à fait semblable à l’écriture de la Bible de Monza avec des traits cursifs plus accentués. Amalric aurait aussi exécuté cette portion de manuscrit, mais à une époque un peu antérieure h

Sur le manuscrit des Évangiles dit des Jacobins est apposée la souscription d’Adalbaldus en caractères grecs (Deus adesto scribente Adalbaldo) 1 2. On croit reconnaître la même main dans un recueil de textes relatifs à saint Martin (Martinellus), mais le scribe a omis cette fois d’apposer son nom dans la souscription en onciale qui termine le manuscrit 3. Peut-être ce nom figurait-il sur un manuscrit de Cicéron 4. Un Adalbaldus déclare avoir écrit de sa propre main, sur l’ordre de son maître Frédégise un autre recueil relatif à la vie et au culte de saint Martin 5. Une écriture similaire à celle de ce « Martinellus » apparaît aussi dans un fragment de manuscrit 6 ; c’est peut-être la mutilation du livre qui ne permet plus d’y retrouver son nom. Celui-ci apparaissait sur un feuillet aujourd’hui perdu d’un manuscrit des lettres de saint Augustin et de saint Jérôme 7. Enfin un feuillet conservé de Paul Orose renferme le monogramme de ce scribe avec l’inscription en capitale rustique « hic liber Adalbaldi artificis » 8, qui est probablement de la main même d’Adalbaldus. Chanoine de Saint-Martin et non point moine, il n’est pas tenu à l’humilité prescrite par la règle de saint Benoît 9. Il tenait sans doute dans le scriptorium, au temps où il prenait ce titre d ’artifex, une place particulièrement importante, peut-être la première. On a même pensé, que 1 ’artifex Adalbaldus a pu être

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