‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 320 sur 1207 · ECRITURES CURSIVE ET PRÉCAROLINE · texte numérisé non relu

ECRITURES CURSIVE ET PRÉCAROLINE

est sensible 1 ; un septième volume est d’une écriture légèrement postérieure ; le huitième est écrit en une minuscule plus petite 2. D’autres manuscrits exécutés au scriptorium de Corbie peuvent être rangés dans le même groupe, car l’écriture en est similaire 3.

Cette écriture est bien la minuscule Caroline, avec encore quelques traits qui l'apparentent aux anciens types cursifs. Elle est pratiquée couramment déjà à Corbie, par un certain nombre de scribes, quelque vingt ans avant l’arrivée d’Alcuin à Fours. C’est par conséquent l’atelier de Corbie qui a pris la part la plus large dans la formation de cette écriture, laquelle, au départ de ce scriptorium, a fait, en passant sans doute par l’école de Tours, la conquête de tous les scriptoria.

L’ancienne cursive a b s’est maintenue quelque temps encore à Corbie 4, puisqu’elle est employée dans un manuscrit commandé par Adalhard entre 815 et 821. Mais la nouvelle écriture a prévalu, à mesure sans doute que disparaissaient les vieux scribes habitués à l’ancienne technique. On a remarqué que des manuscrits d'écriture a b ont été corrigés ou annotés en minuscule Caroline 5, d’autres exécutés, partie en écriture a b, partie en Caroline 6. An reste l’écriture e n, qui est la plus ancienne de celles qui constituent üne préparation à la Caroline, se retrouve aussi à côté d’écritures plus récentes 7.

1. B. Amiens, mss. 6, 7, 9, ir, 12 et B. N. gardes du ms. latin 13174 ; cf. Lauer, p. 436-8.

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