‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 334 sur 1207 · SCRIPTORIA » S. MÉDARD DE SOISSONS, S. PIERRE DES MONTS · texte numérisé non relu

SCRIPTORIA » S. MÉDARD DE SOISSONS, S. PIERRE DES MONTS

à Saint-Médard des saints Tiburce et Marcellin a été évidemment composé aussi au monastère ; il est conservé par deux manuscrits du XIe siècle exécutés dans le scriptorium de ce monastère L Le Psautier du président Bouhier renferme des laudes où les saints du Soissonnais tiennent une place qui fait conjecturer que ce manuscrit a été exécuté à la fin du VIIIe siècle dans un scriptorium du pays, peut-être au monastère Notre-Dame 1 2.

Au diocèse de Chalons, le monastère de Saint-Pierre-des- Monts a pu disposer, au XIe siècle, d’un scriptorium. Un manuscrit de cet âge qui provient de ce monastère renferme * une prière adressée au lecteur par Fulcrade pécheur, qui évidemment a exécuté la transcription 3. Le même Fulcrade prie le lecteur d’un recueil d’homélies, qu’il a copié, de se souvenir de lui 4. Mais il n’est pas certain que le signataire ait écrit à Saint-Pierre-des-Monts.

A Beauvais ont sans doute été exécutés dans le scripto ium du monastère de Saint-Lucien les deux missels du XIe siècle à l’usage de cette église, dont il subsiste des fragments 5.

Les données si précieuses que fournit la chronique de Saint- Riquier sur la bibliothèque du monastère telle qu’elle était constituée dans la première moitié du IXe siècle, ne nous renseignent guère sur l’activité du scriptorium. qui devait s’y trouver joint. Nous ne savons dans quelle mesure il a contribué à former la collection des quelque deux cents volumes qu’Angilbert a procurés au monastère, des deux cent cinquante-six qui furent inventoriés en 831 6.

Les Évangiles écrits en lettres d’or donnés par Angilbert et qui subsistent 7, sont décorés suivant le style de l’école qui a produit l’Évangéliaire de Godescalc et les Évangiles de Saint-Maximin de Trêves 8. L’origine doit en être cherchée, semble-t-il, dans la région de la Moselle. C’est par conséquent du dehors qu’Angilbert a fait venir le magnifique livre qu’il

1. B. Vatican, Regin. 1864 et Ottobon. 81 1, cf. SS, XV, 392.

2. B. Univ. Montpellier H, 409, cf. Lauer, Le psautier carol. Bouhier, p. 376. L’addition où figure le nom de Rotrude, fille de Charlemagne, favorise cette attribution (op. cit., p. 377).

3. B. Chalons, ms. 53. Le ms. porte, comme plusieurs autres, la note « Iste liber est S. Pétri».

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