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« SCRI PTORIUM DE SAINT-R'OUIER
a offert au monastère et que l’atelier de Saint-Riquier n’était sans doute pas capable de produire.
A défaut de- ces Évangiles, le scriptorium de Saint-Riquier paraît bien avoir exécuté l’un au moins des livres du catalogue de 831. Le « De doctrina christiana » de saint Augustin qu’il signale, a subsisté et a dû être écrit par plusieurs scribes à Saint-Riquier entre 796 et 810 b Nous ne savons si la Bible en deux volumes qui subsiste peut être identifiée avec celle en un volume mentionnée au catalogue et qui aurait été plus tard partagée en deux. Elle a été probablement écrite au scriptorium de Saint-Riquier en 822 par plusieurs scribes 2.
C’est vraisemblablement dans ce scriptorium qu’Angilbert a composé et fait écrire le libellus, où il relate la restauration faite par lui du monastère, ainsi que son Institutio de diversitate officiorum 3. Au rapport d’Hariulf, il avait fait venir à Saint-Riquier Alcuin qui, à sa prière, refit au monastère, en beau langage, la vie du saint patron écrite jadis en style négligé et composa les antiennes, répons et hymnes de la fête du saint 4. C’est dans le scriptorium du monastère que les moines de Saint-Riquier mirent au net la série des brefs de l’inventaire que, sur l’ordre de Louis le Pieux, ils devaient lui présenter 5.
L’activité intellectuelle de quelques-uns au moins des religieux de Saint-Riquier, Micon, Fredigardus, Odulfus, Guntlandus 6 *, vers le milieu du IXe siècle, donne à penser qu’ils fréquentaient le scriptorium comme la bibliothèque. Paschase Radbert envoyait au moine de Saint-Riquier, Guntlandus son Commentaire de l’Évangile de saint Mathieu ; il estimait à ce point les « Centulenses » qu’il leur adressait ses écrits,