‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 375 sur 1207 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Les « scriptoria » rémois

Les archevêques de Reims disposaient certainement, au IXe siècle et peut-être dès le VIIIe, d’un ou plusieurs ateliers, où s’exécutaient, sur leur ordre, des manuscrits. C’est vraisemblablement, à Reims, que Tilpin fit exécuter les « codices » des Saintes Écritures, dont il a doté son Église et qu’on utilisait au temps de Flodoard 1. Hincmar estimait avoir tout ce qu’il fallait pour copier des manuscrits, puisqu’il faisait demander à l’évêque de Cambrai un ouvrage « ad transcribendum »2. Flodoard sait qu’il a fait écrire (scribi fecit) un livre sur la naissance de la Vierge Marie et le sermon de saint Jérôme sur son Assomption. Des Évangiles en lettres d’or et d’argent, un Sacramentaire et un Lectionnaire de grand luxe ont été exécutés sur son ordre 3. Vraisemblablement, le Pontifical longtemps conservé à Reims sous son nom, avait la même origine 4. Il semble bien que les Miranda sancti Dionysii aient été copiés à Reims en son temps et que le texte ait reçu de lui des additions 5. Reproduction a été faite, sans doute aussi alors, au scriptorium rémois, des Gesta Dagoberti 6.

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