III, 5, p
4. Cf. U. Chevalier, Sacramentaire et Marty roi. de S. Remy, Introd., V. Martène a eu en mains et a donné des extraits de ce Pontifical, De antiq. eccl. ritibus, 1, II, 4 J VI, 7, 9 ; VII, 4, 10 ; II, XIII, 5.
5. Le ms. de la B. de Reims 1137 du Xe siècle renferme des extraits de ces Miracles d’après une copie qui, ne contenant pas le 3e livre, était antérieure à 877 et que, vraisemblablement, Hincmar avait apportée de Saint-Denis. Des miracles qui manquent au texte primitif ont été ajoutés, sans doute par Hincmar lui-même. Cf. Levillain, Etudes sur S. Denis, p. 59 et 92.
6. On peut conjecturer qu’un même prototype, conservé à la bibliothèque de l’église de Reims, a servi à l’exécution du ms. du IXe s. des Gesta Dag. en provenance de S. Bertin et de celui du Xe en provenance de S. Remi ; Foulques, successeur d’Hincmar et qui était aussi abbé de S. Bertin, aura sans doute transporté dans ce monastère la copie précédemment exécutée au scriptorium de Reims ; cf. Levillain, p. 92-
« SCRI PTORIUM » NOTRE-DAME DE REIMS
Pour son abondante correspondance et la composition des nombreux traités et ouvrages de polémique dont il est l’auteur, l’archevêque a nécessairement disposé d’une équipe de notaires et de copistes, exercés, soit à écrire sous sa dictée, soit à reproduire ses autographes ou les notes de ses tablettes. Il avertit lui-même les lecteurs de son traité « de Praedestinatione » que transcription en fut faite, sitôt après qu’il l’eut dicté aux notarii, avant toute correction. Il rejette toute responsabilité des interpolations, que la malignité d’un ennemi y introduirait, ou des fautes commises par la négligence des copistes (scriptorum imperitia) h Sirmond a édité la plupart des oeuvres d’Hincmar d’après un manuscrit de Saint-Remi qui, comme en faisait foi une inscription, avait été donné au monastère par Hincmar lui-même, et qui est vraisemblablement l’une des copies exécutées dans le scrifitorium qui travaillait pour l’archevêque 1 2.
La Bible en deux volumes dont Hincmar a fait don à son église 3, a dû être exécutée dans un scrifttorium rémois, car la décoration porte la marque du style de l’école de Reims 4. Nous ne savons si Hincmar a fait écrire sous ses yeux, ou s’il a fait venir du dehors plusieurs autres manuscrits du IXe siècle conservés encore aujourd’hui, qui portent, comme cette Bible, la mention apposée par une main contemporaine du don qu’il en a fait à Notre-Dame 5. L’un des livres offerts par Hincmar garde les noms des trois scribes, Hubert, Aberhard et Bérulfus, qui, à Reims ou ailleurs, ont successivement tenu la plume 6. Un autre scribe, Étienne, qui se dit clerc indigne et qui est peut-être, comme les précédents, chanoine de Notre-Dame, a écrit, depuis le commencement jusqu’à la fin, l’exemplaire du IXe siècle du Commentaire de saint Jérôme sur les psaumes qu’a conservé l’église de Reims 7 . Trois manuscrits, exécutés à Reims au IXe siècle, portent