L’ATELIER DE COLOGNE SOUS HILDEBALD
mains qui ont collaboré à l’exécution, montrent que le manuscrit n’est pas d’origine tourangelle, mais a été copié à Cologne, peut-être d’après l’exemplaire d’Arn, dans le même temps que le traité de comput écrit vers 805 b Ce manuscrit, à lui seul, s’il est bien sorti du scriptorium de Cologne témoigne du nombre considérable de scribes attachés à cet -telier, car on distingue dans le manuscrit vingt mains dif' ntes.
Un manuscrit d’Homélies, qui a été écrit sous Hildebald, appartient certainement à la fin de son épiscopat et, par conséquent, a dû être exécuté peu avant 819 1 2.
Le Commentaire de saint Augustin sur les psaumes que renferment trois des manuscrits donnés par Hildebald, n’a pas été exécuté dans le scriptorium de l’église, mais dans un monastère de femmes, placé sans doute sous l’autoiité de l’archevêque. Le travail a été réparti entre neuf religieuses : Girbalda, Gislildis et Agleberta ont écrit la première partie ; Adruhic, Altildis, Gisledrudis, Eusebia la seconde ; Vera et Agnès la troisième 3. Le manuscrit des Épîtres choisies de saint Grégoire porte en marge de la dernière page d’un quaternio, la note Gunthel, qui est sans doute le nom du scribe, qui a écrit le livre pour Hildebald 4. Une copie de ce manuscrit a été prise, sous le pieux père Hadebald, successeur d’ Hildebald et donnée au monastère Saint- Victor de Xanten 5.
Un recueil de canons porte au Ier feuillet, parmi d’autres annotations : « in Dei nomen Hildibaldus ». Mais ce volume, écrit en onciale du VIIe siècle, relié par Sigibertus, le même personnage sans doute qui écrivit un autre recueil de canons du même temps, est d’une exécution antérieure. Acquis peutêtre au dehors par l’archevêque, il s’est enrichi de sa souscription 6. De même, après le don qui en fut fait par lui, le manuscrit en onciale du VIIe siècle, à la dernière page duquel est inscrit le nom d’« Hilduinus episcopus », a été, sans doute, acquis ailleurs et donné, par Hilduin, qui gouverna l’église de Cologne de 842 à 849 7.