L’ATELIER DE COLOGNE SC'. G< NTHER
Un certain nombre d’autres m nuscrits du IXe siècle en provenance de -l’église cathédrale de Cologne, portent le nom des scribes qui le ; exécutés, vraisemblablemen ■sinon certainement, dav < tcriptoriiim, de cette église. Si un manuscrit de sai ■ . j, rôme du IXe siècle, le scribe Cosmo s a écrit son nom en notes tironiennes L C’est, peut-être , le même Cosmos qi.n fit partie de l’équipe de quatre scribe Hadololdus, Vv icbertus, Grimbaldus et Cosmas, enb e lesquels fut partagée l’exécution d’un exemplaire de Bèt'i « super epistolas Pauli », écrit au IXe ou au Xe siècle 1 2. Sur un exemplaire du IXe siècle des Évangiles, une note apposée à la fin de l’Évangile selon saint Mathieu, nom apprend que depuis le commencement jusque là, la plume a été tenue par Heltfrédus, qui se dit « servus » probablement de sajnt Pierre 3.
Sur un manuscrit du IXe siècle, renfermant un cornu ontaire attribué à saint Ambroise, est inscrit au premier folio : « Liber Guntarii » 4. Nous ignorons si ce livre qui appartenait sans doute en propre à l’archevêque Gunther (849-63), si ceux qui, vraisemblablement, en son temps, ont été prêtés à divers personnages au grand détriment de l’église de Cologne 5 sortaient du scriptorium de celle-ci. Les nombreux autres manuscrits qu’elle possédait, à cette époque, et dont un bon nombre sont conservés, ont pu être exécutés à Cologne, mais nous n’en avons pas la preuve.
Un témoignage de l’activité de cet atelier nous est fourni par un cahier ajouté à un manuscrit du IXe siècle de la « Dionysio Hadriana ». Ce quaternio renferme en écriture contemporaine la relation du synode de Pavie, tenu en 865
1. ms. 52, f° 177 : « Ego Cosmas scripsi et finivi istos libros ». Cf. Srhmitz, Zuv Erklàrung dey tiron. Note in Hdschriften dey Kôlner Dombibl., dans N. Archiv., XI p. 113.