‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 410 sur 1207 · ms. 113, p · texte numérisé non relu

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7. Cf. Haseloff, dans His!. gén. de l’art. d’A. Michel, I, 72S.

« SCRI PTORIUM » DE L’ÉGLISE DE MAYENCE

l’abbesse de Meschede à son monastère 1, ceux de Cologne 2, de Milan 3, de Bamberg 4, ceux de Saint-Géréon 5, le Lectionnaire offert à l’église de Cologne par l’archevêque Everger 6 et le Sacramentaire de Saint-Géréon 7.

Le scriptorium de l’église de Mayence avec celui des monastères de Saint-Martin et de Saint-Alban a produit, dès le VIIIe siècle, comme celui de Cologne, des manuscrits particulièrement soignés, dont la beauté est en rapport avec l’importance de l’église qui les possède 8 ; mais il n’en a survécu qu’un petit nombre 9. Comme dans tous les scriptoria des établissements fondés par les missionnaires anglo-saxons, comme à Wurzbourg,Fulda et Lorsch, l’écriture anglo-saxonne tient primitivement dans celui de Mayence une place considérable. L’écriture continentale, propre à l’atelier mayençais, y fait par la suite des progrès constants et finit par évincer, à peu près, les écritures insulaires10. Au premier stade, appartient un manuscrit de Sulpice Sévère, exécuté en minuscule anglo-saxonne11. Le manuscrit de Lucrèce, dit « oblongus », est écrit en écriture continentale, tandis que le correcteur du manuscrit utilise la minuscule anglo-saxonne 12. Un recueil de Canons de même provenance montre l’alternatif emploi de l’écriture insulaire et de l’écriture continentale 13. La calligraphie propre à l’atelier de Mayence, aux VIIIe et IXe siècles, est une grosse minuscule très caractéristique 14 .

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