‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 483 sur 1207 · FORMATION DES CAHIERS DE PARCHEMIN · texte numérisé non relu

FORMATION DES CAHIERS DE PARCHEMIN

l’ordre précédent. Les quatre feuilles, qui avaient été réglées en même temps, lorsqu’elles étaient pliées, formaient les huit folios d’un quaternio. Deux feuilles réglées ensemble puis pliées formaient un binio ; trois feuilles réglées ensemble ou deux feuilles plus une troisième réglée séparément formaient un ternio. On obtenait un quinio, soit en pliant ensemble quatre feuilles réglées en même temps et en ajoutant une feuille réglée séparément, soit en associant un binio et un ternio.

On a vu 1 que la provision du parchemin apprêté pour l’exécution des livres est conservée au scri-ptorium dans des corbeilles, coffres et armoires. Tantôt, le parchemin en sort en rouleaux ; il n’a pas encore été soumis au découpage et à la réglure. Tantôt il forme des paquets ficelés, où sans doute sont serrés les feuillets coupés à dimension et déjà réglés.

§ 3. — Encre, couleurs, instruments.

L’encre (atramentum, incaustum) était conservée dans les cornets qui sont figurés sur les miniatures des manuscrits 2. Il en était fait essai avant l’usage 3. Les textes de cette époque ne disent pas comment elle était préparée. Le plus ordinairement, sans doute, elle était faite avec l’épine traitée par le vinaigre 4, ou avec la noix de galle.

Des recettes, dérivées de manuels antiques 5, pour la fabrication de l’encre d’or ou d’argent et des couleurs, étaient utilisées dans les ateliers. Un manuscrit perdu de l’église de Beauvais, dont l’âge ne nous est pas connu, renfermait, semble-t-il, une méthode pour préparer l’or destiné à dorer les lettres 6. L’anonyme de Lucques, au IXe siècle, donne successivement quatre recettes différentes pour la préparation

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