‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 508 sur 1207 · Scribentis labor ignaris nimium levis extat · texte numérisé non relu

Scribentis labor ignaris nimium levis extat

Sed durus notis sat manet atque gravis » ( Carm . Centtil., 15, Poet. lai., III, 298) ; « Ille hoino qui nescit scribere, nullum se putat habere laborem » (B. N. lat. 12.296, provenant de Corbie ; cf. 12.234). Ta même idée apparaît, dans un ms. du VIIe siècle provenant de Luxeuil (ef. L. Delisle, Un ms. de l’abbaye de Luxeuil, dans Nnt. et Extraits, XXXI, 2, p. 157), dans un Évangéliaire du Vatican du VIIIe siècle, exécuté sous l’influence irlandaise (cf. Wattenbach, p. 495-6), dans un Martindlus du début du IXe s. (B. N. lat. 18312, Rand, A Survey, 31, p. 108).

2. B. N. lat. 12234, provenant de Corbie ; 5.566 ; 7.491 A ; B. Valencienne?, ms. 399, provenant de Saint-Amand ( Codai. B . dépts, XXVI, p. 364), et parmi les mss, de l’époque franque, le ms. cité de Luxeuil, et un ms. provenant du monastère de Couches (B. Ec. méd. Montpellier, ms. 84 ; cf. Delisle, loc. cit.).

3. Aie. carm. LXV, 2 : « Nauta... in portum veniens... sic scriptor fessu calamum sub calce laboris deponens habeat pectora laeta » ( Poeiac lat., I, p. 284) ; LXX : « In fine libri loquuntur scriptores : Hactenus in sanetum sulcando novimus aequor littoris ad finem nostra carina veuit » (p. 293). Le ms. de Luxeuil cité n. 1, le ms. 3 d.e la B. Sém. Autun, daté de 754, expriment déjà ce lieu commun. On le retrouv sous la plume de Walafrid Strabon ( Poetae lat. II, 402) ; des scribes de l’ Évangéliaire de Saint- Emmeran, exécuté en 870 (vers cités par Wattenbach, p. 281); dans le ms. de G rbie lat. 12296, cité n. 1 ; dans un ms., exécuté en 911, de la B. de Berne, ms. 236 :

« Xauta rudis pelagi ut servis ereptus hab midis In portum veniens pectora leta tenet.

Sic scriptor fessus ca amum sub calce laboris Deponens habeat pectora laeta quidem.

111e Deo dicat gratis pro sospite vita Proque laboris agat iste sui requie ».

(Hagen, Cat. cod. Bern., p. 279) A l’explicit d’un ms. du Xe siècle de la B. de Gand, ms. 301, provenant de S. .Maximin de Trêves on lit :

1. Ut gaudere solet fessus jam nauta labore Desiderata diu litora nota videns.

Haut aliter scriptor optato fine libelli Exultât \iso lassus et ipse quidem »

( Saint-Génois, Cat. des mss. de Gand, n° 435, p. 316). Le même quatrain se retrouve dans un exemplaire des Évangiles du Xe siècle prov liant de Germanie (Brit. Mus. Cotton Tiberius A II, f° 216, Calai, of anc. mss., p. 35), dans un ms. •du Xe s. de s. Jérôme sur Isaïe de la B. de la cath. de Cologne (ms. 47, Jaffé Watt., p 15). Cf. B. N. lat. 11960 (XIe s., S. Germain des Prés) et 12.296. Un thème assez semblable est développé dans un ms. de Stace, du XIe s. : « Si quis nauta mari sapiens cupit ire per equor » (B. Leyde, lat. 374 ; cf. Cat. librorum ms . qu . Lugdum Batavae accesserunt, p. 106).

4. « Sicut aegrotus desiderat sanitatem, ita de.iderat scriptor fiiïem libri » (Stiftsb.

S. Gall, ms. 10, cité par Wattenbach, p. 285).

5. B. N. lat. 1152 : '< Hic calamus facto Liuthardi fine quievit » ( Poetae lat., III, 243).

Page 1