‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 551 sur 1207 · ECRITURE A B DE CORBIE · texte numérisé non relu

ECRITURE A B DE CORBIE

mérovingienne \ telle qu’elle était pratiquée au siècle précédent dans ce monastère, mais stylisée et uniformisée. Elle est caractérisée par les formes de 1 a qui semble formé par deux c, celles du b fait d un bâton avec boucle surmontée d une barre horizontale ; elle conserve encore maintes ligatures. Les abréviations usitées dans cette écriture sont ceîles qu’emploient les scribes insulaires, non celles de l’écriture continentale. On peut même établir que ces abréviations sont empruntées, non pas à l’écriture irlandaise, mais à 1 anglo-saxonne. L’écriture a b de Corbie est sinon née, du moins s’est développée sous l’influence des scribes anglosaxons 2.

Créée vraisemblablement et certainement pratiquée à Corbie, elle s’est perpétuée jusqu’à l’époque d’Adalhard (f S26), dont parfois on lui a donné le nom 3. L’écriture a b a soutenu quelque temps encore, au IXe siècle à Corbie, la concurrence d’écritures nouvelles d’un type assez différent 4 et c’est finalement celles-là qui l’emportent 5, avec la minuscule Caroline, qui en est issue.

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