‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 579 sur 1207 · ÉCOLE D’ENLUMINURE DE METZ · texte numérisé non relu

ÉCOLE D’ENLUMINURE DE METZ

Il a fait son apparition en un temps où des modèles de tous les styles étaient répandus déjà partout et grâce à la comparaison que les artistes ont pu établir entre eux ; il a fourni à Charles le Chauve plusieurs de ses livres de luxe et correspond aux dernières années de son règne.

On a souvent aussi cherché le centre d’une école à Metz 1, dont le scriptorium a presque certainement exécuté le Sacramentaire de Drogon 2. Un tel chef-d’œuvre ne saurait être le premier et unique produit d’un atelier. S’il sort d’un scnptorium messin, d’autres manuscrits à peinture ont dû y être aussi exécutés, et c’est sans doute le cas de deux exemplaires des Évangiles qui ont appartenu à l’église de Metz, l’un peut être antérieur au Sacramentaire de Drogon, l’autre postérieur 3. Dans les manuscrits liturgiques de luxe exécutés, semble-t-il, à Metz, se retrouvent quelques-uns des traits du style de l’école de Reims et de celui de l’école de Corbie-Saint-Denis. Les motifs ornementaux consistent surtout en guirlandes de feuillage. Elles courent en spirale autour des colonnes 4 ; leurs enlacements forment ou enveloppent les contours des lettrines et en remplissent' encore l’intérieur 5 ; quelquefois aussi, de simples rubans dessinent l’initiale dont toute l’ornementation consiste dans les scènes représentées à l’intérieur de la lettre 6. Les fines miniatures, d’un art très réaliste 7, toujours pittoresque et vivant, qu'encadrent le plus souvent des rinceaux de feuillage, constituent l’ornement le plus caractéristique du Sacramentaire de Drogon.

C’est au moment où déciment les écoles artistiques de la

1. Janitschek attribue à l’École de Metz les niss. du style Ada.

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