‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 580 sur 1207 · B. X. lat. 9383 et · texte numérisé non relu

B. X. lat. 9383 et

4. Canon des Évangiles de Metz, lat. 9383, Buinet, PI. 85 A. En générai. les talions des Évangiles messins sont de structure simple et peu chargés d’orner culs (Boinet, PI. 85 B, 91-2).

5. Sacram. de Drogon, Boinet, PI. 86-7, 89 C, 90 A ; Weber, Einbanddeckcn... M iniaturen... ans Metzcr liturg. Handschr., PI. ; Mgr. Pelt, Etudes cuth. Metz La liturgie I, p. 72-76.

6. PI. 88 C, D ; 89 A, B, D ; 90 B et C. Ces lettrines ne seraient-elles pas d'im,, autre main que les précédentes ?

7. En particulier, la représentation du martyre des s. Pierre et Paul (PI. oc B 1) : voir aussi PI. 90 C ; 89 D ; 88 A, D ; 87 B ; martyre de S. André (Pelt, p. or ) ; miracles de s. Arunul (p. 87) ; lapidat. de S. Étienne (p. 60) ; célébrât, de la 1 .-ssc (P- 83).

ÉCOLES D’ENLU MINURE AUX Xe ET XIe SIÈCLES

Francia Occidentale que d’autres foyers s’allument dans les régions de l’est. Dans la seconde moitié du IXe siècle et la première du Xe, s’épanouit l’école de Saint-Gall l, qui doit beaucoup d’ailleurs aux styles occidentaux 2 *. L’école de Reichenau d’abord parallèle, mais inférieure à sa voisine, la supplante à la fin du Xe3. Einsiedeln a peut-être au XIe siècle marché sur ses traces 4. Dans le même temps, l’école de Reichenau est éclipsée par une nouvelle école qui se développe en Rhénanie. Saint-Maximin de Trêves et Echternach en sont les foyers et prennent au commencement du XIe siècle la tête du mouvement artistique 5. Toutes ces écoles sont sûrement localisées et l’étude s’en rattache à celle de chacun des scrifttoria qui en a été le foyer.

Au XIe siècle encore, sous l’influence de l'art anglo-saxon et de l’école de Winchester, laquelle elle-même a subi l’influence de l’art réaliste de Reims et de Saint-Denis 6, apparaît, dans la région où les relations avec l’Angleterre sont les plus fréquentes, une école apparentée à celle d’outre-mer. Le siège principal doit être cherché, on l’a vu, dans les deux monastères de Saint-Bertin et de Saint-Omer 7. L’influence insulaire se fait sentir aussi alors au Mont-Saint-Michel et même à Poitiers 8. A la même époque, dans le Midi de la France, jusqu’alors resté en dehors du mouvement, se développe un art apparenté à celui de l'école espagnole 9.

Au reste dans toute la France se produit à cette époque un renouveau. A la fin du IXe siècle, l’art de l’enluminure, s’était éteint dans tous les centres de la Francia Occidentale qui l’avaient fait fleurir et parfois, comme à Tours, à Reims, à Saint-Denis, à Metz et dans les monastères du Nord, avec un tel succès. Il se réveille au cours de la deuxième moitié, du XIe siècle et laisse prévoir une nouvelle efflorescence.

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