IV-?, Thés., I, p. XXXIX, cité par VVattenbach, p
fi. Stiîtsb. ms. 28, IX* s. f° 262 :
■i Pmdens quisquis lector, ctun legeris ïstucl.
Script' ri imperito veniam concède déposée 1
Et eradere quod superest et non pegriteris aptare (jure dosant (Srberrer, Cit/ul. p. 13) ; ms. 143, IXr s. « imperito scriptori, si quid nb ineuriant deesse na< tus fueris, veniam tribuito atque âptando dimissa vel radendo sujvrflua ».
CORRECTION FAITE PAR LE PROPRIÉTAIRE DU LIvRE
(septies), afin que son travail n’induise personne en erreur 1. Un moine de Saint-Emmeran écrit : « Ouod prior erra vit scriptor, tu corrige lector 2. »
Ou’ils soient laïques 3, clercs ou religieux, les familiers des livres s’attachent à rendre corrects ceux qu’ils possèdent en propre ou que renferme la bibliothèque ecclésiastique qu’ils fréquentent. Il a été conservé plusieurs manuscrits, corrigés de la main de Loup de Ferrières. Tous n’avaient certainement pas été exécutés sous ses yeux 4; Il corrigeait les livres qu’il avait pu acquérir ailleurs, comme ceux qu’il avait écrits luimême ou fait écrire au scriptorium de son monastère. Pour cette révision, il réclamait la collaboration d’amis compétents. Il remercie Adalgaudus du concours fraternel qu’il lui a apporté pour la correction de Macrobe 5. Une pièce de vers, insérée, au Xe siècle, dans un manuscrit de la bibliothèque de Strasbourg, fait honneur à l’évêque Erkanbald d’en avoir lu tous les livres et d’avoir corrigé celui-ci, effaçant les fautes (falsa radens) et ajoutant ce que le sens exige (et congrua sensibus addens). Or nous savons qu’il avait rapporté d’Italie la plupart des livres donnés par lui à son église 6. Lanfranc a travaillé à amender les écrits des Pères. Les livres utilisés au monastère du Bec, « in servitio ecclesiae » ont été corrigés par lui-même et par ses disciples sous sa direction 7 .
La correction d’un manuscrit est faite, par conséquent parfois, longtemps après son exécution. Paschase Radbert paraît avoir révisé l’exemplaire du traité de saint Ambroise