Epist. var., 11, p
7. Toutefois, le terme « collât» » ne doit pas s’entendre alors d’une collation au sens moderne des manuscrits. Ekkehard raconte que Notker, Tuotilo et Ratpert se réunissaient entre les Nocturnes dans le scriptorium pour y faire « collationes tali horae aptissiinas de seripturis » (cf. plus haut, p. 310). Wattenbaeh (Das Schntivesen, 352) interprète ces «collationes» au sens de collation de textes. Comme elles étaient appropriées à cet instant, elles consistaient plutôt semble-t-il en des réflexions pieuses échangées au sujet des Saintes Écritures, le mot étant pris au sens dos Collationes de Cassien. L ’oratio in scriplorio du Sacramentaire de Grimald abbé de S. Gall, demande que ceux qui l’habitent « quidquid hic dh inarum scripturarum abeisleotuin fuerit, sensu capiant, opéré perficiant » (Migne CXXf, col. 851).