‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 618 sur 1207 · EMPRUNTS DE LIVRES A TRANSCRIRE · texte numérisé non relu

EMPRUNTS DE LIVRES A TRANSCRIRE

de ce monastère, Amalric, aurait eu, à son sens, peu de chance de succès ; Loup s’est adressé à l’archevêque Ursmar, qu’il prie d’emprunter à Saint-Martin en son propre nom, sans prononcer celui de Loup, les commentaires de Boëce sur les Topiques de Cicéron. Réginbert est prié de lui procurer les Catilinaires, les Verrines, le Jugurtha de Salluste et tous les ouvrages que celui-ci pourra trouver et qu’il sait n’être pas en sa possession. A Benoît III, il demande de lui envoyer le Commentaire de saint Jérôme sur Jérémie, qu’il renverra, sitôt qu’il l’aura fait transcrire au plus vite, ainsi que le « De oratore » de Cicéron, les Institutions de Quintilien ; il a des parties de ces ouvrages ; il en voudrait avoir le texte intégral (plenitudinem). De Sens, il fait venir un Tite-Live ; de Prürn un exemplaire des lettres de Cicéron, qu’il confrontera avec le sien, en vue d’établir le texte ; d’York, plusieurs ouvrages qu’il fera transcrire à mi chemin dans la cella de Saint-Josse ; de Fulda, par l’intermédiaire de l’abbé de Prüm, Marcward, Suétone « ad exscribendum », car on ne le trouve nulle part dans la région 1

D’autre part, Loup de Ferrières s’est employé à procurer à plusieurs scriptoria ecclésiastiques des livres à transcrire. A l’évêque d’Auxerre, Héribald, il a envoyé le manuscrit du Commentaire de saint Jérôme sur les Prophètes, avant même d’en avoir pris connaissance. Il le prie de le lire ou d’en prendre copie aussitôt (aut exscribendum aut legendum cito) et de le lui renvoyer. Sitôt qu’il le pourra, il lui communiquera les Commentaires de Jules César. Il avait emprunté à Einhard les Nuits attiques d’Aulu-Gelle, pendant son séjour à Fulda. L’abbé du monastère, Raban Maur a retenu le livre, parce qu’il n’en avait pas fait prendre copie pour lui et il le renverra, avec les autres, qu’il doit semblablement à la complaisance d’Einhard 2.

Hincmar, archevêque de Reims priait un évêque d’Italie de lui envoyer « ad transcribendum » les oeuvres du pape Martin et l’Évangile des Nazaréens. Il se faisait envoyer par * l’évêque de Laon, Pardulus, les livres de saint Ambroise « De fide », sans doute pour en faire prendre copie. C'est, peut-être, aussi, à fin de transcription, qu’il a reçu de l'évêque de Troyes, Fulcric, alumnus de l’église de Reims des Lettres de saint Augustin et qu’il lui adresse le livre de Didime que cet évêque lui a demandé. Il a prié l’évêque de Cambrai, Jean, de lui

1. Epis/. 16, p. 24 ; 104, p. 91 ; 103, p. 91 ; 74, p. 89 ; 69, p. 67 ; 62, p. 62 ; 91,

p. Si.

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