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LA RECHERCHE DES LIVRES AU XIe SIÈCLE
Au siècle suivant, on ne voit plus d’amateurs de livres s’appliquer à de semblables investigations. Elles sont devenues moins nécessaires. Le mouvement de mutuelle communication d’une collection à l’autre des livres qui manquent à chacune se ralentit, attendu qu’elles sont pourvues dès lors à peu prés toutes des mêmes livres. Il est plus aisé que précédemment de trouver les ouvrages anciens et nouveaux, au total assez peu nombreux, dont on peut souhaiter l’acquisition. La multiplication des exemplaires de chaque ouvrage permet de satisfaire plus facilement aux besoins et aux désirs de chaque église ; la chasse aux livres n’a plus, au XIe siècle, le même stimulant et cesse d’être menée avec la même ardeur qu’au temps où les livres étaient rares et par conséquent plus convoités.
§ 3. — Production des livres sur place