ET ACQUISITIONS AU DEHORS
Comment et avec quels éléments, une collection de livres s’est-elle formée dans chaque église ?
Dans les anciennes églises des Gaules une part, faible assurément, des livres est un legs du passé. L’âge facilement reconnaissable de ces manuscrits très anciens permet de les discerner quand ils sont conservés, ou quand ils ont été datés par les érudits des XVIIe et XVIIIe siècles, dans la masse des livres plus récents. Parmi les premiers, il en est, sans doute dont l’acquisition est postérieure au VIIIe siècle, mais la plupart étaient alors déjà en possession de l’église qui les a conservés jusqu’à l’époque moderne. L’origine de ce fonds premier peut difficilement être déterminée. Comme les livres exécutés plus tard, les uns ont été écrits sur place, les autres sont venus d’ailleurs, d’un scriptorium des Gaules ou d’un scriptorium étranger 1.
Les livres exécutés du VIIIe siècle à la fin du XIe que possède une église, ont été, pour une large part, écrits chez elle et pour elle, et il est possible, sinon de les reconnaître tous, du moins de discerner un certain nombre de ceux qui sont un produit du cru. Nous avons noté à quels signes et dans quelle mesure on peut identifier l’atelier d’où est sorti un livre 2. Ils permettent de reconnaître parmi les livres d’une bibliothèque ceux qui ont été exécutés dans l’atelier contigu à celle-ci.