BIBLIOTHÈQUES DE LA GRASSE, TOULOUSE, AUCH
sisté que des épaves de leur bibliothèque primitive. Au monastère de La Grasse, les Bénédictins du XVIIIe siècle ne signalent comme livres anciens qu’un exemplaire des Évangiles qu’on prétendait avoir été donné par Charlemagne 1 et quatre manuscrits de caractère antique renfermant des traités de saint Augustin 2. D’une Bible du XIe siècle, 'd’une autre qui peut être soit du XIe, soit du XIIe siècle3 et des fragments plus anciens qui subsistent d’une Bible wisigothique 4, on peut dire seulement, d’après l’écriture, le style ornemental et les leçons du texte, apparenté à celui des Bibles espagnoles, qu’ils proviennent d’une église ou d’un monastère languedocien 5.
Dans les régions du Midi, tournées vers l’Atlantique, nous ne trouvons que de rares témoins des anciennes bibliothèques. De celle de l'église de Toulouse 6, comme de celle de Bordeaux nous ignorons tout. A Auch, les Bénédictins n’ont découvert qu’un ancien Sacramentaire qu’ils estimèrent vieux de six cents ans 7. La traduction par saint Jérôme de la Chronique d’Eusèbe, manuscrit du IXe siècle, était peut-être, au XIe, à l’usage de Raoul, évêque de Périgueux 8.
celle-ci témoignant de la tradition qui en attribuait le don au duc Guillaume, et la mention faite de la dédicace de l’église de Gellone (cf. doin Cagin, Sole sur le Sacrum, de Gellone, dans Mil. de Ccibricrcs, J, 231-2 et Pelisle, Cab. des mss., III, 221-2). Il subsiste aussi, en provenance de Gellone, un Sac; ainentaife du X!1' siècle (B. Montpellier 18, cf. Leroquais 66, p. 158-60) et quatre insS. duVIII1' ou IX' siècle, à savoir un exemplaire des Évangiles du \* 1 1 Ie siècle exécuté en minuscule, sans doute dans le Nord est de la Francia (ms. 3, cf. I indsay, Sotae Lut., p. gfifiet Zimmermann, p. 213), un commentaire du Pentateuque du IXe siècle (111s. 4), celi i de Cassiodore sur les Psaumes (ms. 5), un Martyrologe avec des extraits de la règle de saint Benoît (ms. 12, qui 11e fait qu’un avec le ms. 175 de la B. d’Avignon ; cf.. dont Wilmart, op. cil., p. 40, n.i et dont Quentin, Mss. démembrés, dans R.Bênéd., 1911, p. 268. Dorn Wilmart a étudié ce ms. très composite, qui renfermait aussi des Messes et divers textes liturgiques, dans Un livre! bénédictin composé à Gellone au commencement du IXe siècle , R. Mabillon, 1922, p. 119 et suiv.).
1. Marlène, Voy. littér., II, 55 ; Monffaucon (B. 13., II, 1242) le jugeait vieux d’environ 900 ans ; sa reliure était faite d’ivoire et a’or.
2. Mss. mon. Crass., 1-4, Montfaucon, p. 1552. L’un d’eux se retrouve sans doute dans le ms. d’extraits de s. Augustin, écrit vers 1000, que possède la B. ta Nîmes (111s. 36) et qui, suivant l’éditeur du Catalogue (Cal. B. Dcpls, in-40, VII, p. 547), a été exécuté à La Grasse.