‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 729 sur 1207 · Plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Le ms. des Homélies de saint Augustin porte tous les caractères de l’école de Luxeuil et a été annoté, au IXe siècle, autant qu’il semble, par Florus. M. Lowe (p. 46) se demande si Florus, fervent augustinien, n’a pas emprunté le ms. qui n’aurait jamais été rendu.

BIBLIOTHÈQUE DE L’ÉGLISE DE LYON AU IXe SIÈCLE

une cinquantaine de manuscrits de la fin du VIIIe ou du IXe siècle qui, écrits ou non à Lyon, figuraient alors, soit certainement, soit suivant toute vraisemblance, dans, la bibliothèque de cette église.

Les ouvrages composés à Lyon au IXe siècle témoignent à eux seuls de l’existence d’une collection relativement très riche. Le diacre Florus déclare qu’il a recueilli et mis en ordre les verba des saints Pères, à savoir de Cyprien, x\mbroise, Augustin, Jérôme, Fulgence, Sevérien, Vigile, Isidore, Bède, Avit 1, et dans cette énumération il a omis Grégoire le Grand qu’il cite pourtant à maintes reprises. Tous ces ouvrages étaient donc à sa disposition. Dans son seul commentaire des Épîtres de saint Paul, il ne cite pas moins de cent soixante cinq lettres, homélies ou traités de saint Augustin 2. Les autres ouvrages lyonnais du IXe siècle qui subsistent, ne donnent pas une si abondante moisson. Toutefois le traité composé sur la Prédestination par l’archevêque Amolon consiste exclusivement en une série d’extraits de cinq ouvrages de saint Augustin 3. L’archevêque Remi dans ses traités doctrinaux accumule avec des extraits d’un grand nombre d’ouvrages de saint Augustin, des citations de Cyprien, Fulgence, Léon, Grégoire, Prosper, Jérôme, Hilaire, Ambroise, Célestin 4.

De Florus nous savons par Wandalbert, qu’il avait la réputation de disposer d’une collection incomparable de livres « authentiques » 5, c’est-à-dire sans doute soigneusement corrigés. Les marques tracées sous sa direction en vue d’extraits à prendre et les corrections ou notes de son écriture ont permis, on l’a vu 6, de reconnaître la présence certaine à Lyon d’une vingtaine de manuscrits qui ont passé par ses mains.

A la vérité, on peut se demander si les livres qu’il prêtait à Wandalbert et que celui-ci appréciait si hautement, n’appartenaient pas à une collection personnelle formée par lui et distincte de la bibliothèque de l’église de Lyon. En cette

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