‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 750 sur 1207 · B. Besançon, ms · texte numérisé non relu

B. Besançon, ms

2. Le Psautier de saint Robert de Molesme (B. Dijon, ms. 30) est de la fin du XIe siècle ; la Bible de saint Étienne de Harding (ms. 12-15), achevée en 1109, n’a pu être commencée avant 1098. Le « De Trinitate » de saint Augustin (ms. 141) et le Commentaire de saint Jérôme sur Isaïe (ms. 129) sont de la fin du XIe ou du début du XIIe s. Cf. Oursel, Les mss. à min. et La miniature au XIIe siècle à l'abbaye de Citeaux.

3. Cf. dom Wilmart, L’anc. bibl. de Clairvaux dans les Mèm. Soc. acad. Aube, 1917, p. 162 et suiv.

4. Vita Odonis , 23 : « sumptis secnm centum voluminibus librorum-» (Migne, CXXXIII, 54).

5. Delisle, Invent, des mss. fonds de Cluni, n° 108, B. N. lat. 9665.

6. B. nat. Madrid E e 102, cf. L. Delisle, B. Ec. chartes, 1903, p. 475.

7. B. N. Nouv. acq. lat. 329 ; cf. A. Wilmart, Un lecteur ennemi d' Amalaire- (jans R. Bénéd., 1924, p. 328.

8. Invent. n° 22 Ie p. B. N. nom . acq. lat. 1441 (Augustin sur les Psaumes) ; 27, H45 (Lettres d’Augustin) ; 30, 1448 (<c De bono conjugali;») ; 34, 332 (Collations de Cassien) ; 48, 1463 (Taius).

9. Invent. n° 7, nouv. acq. 329 (Amalaire) ; 25, 1443 (Lettres et traités s. Augustin) ; 43, 2248 (Jérôme sur Daniel).

BIBLIOTHÈQUE DE CLUNY AU Xe SIÈCLE

du Xe siècle 1. L’un d’eux fut offert sur l’autel de saint Pierre par l’abbé Maïeul, un autre, écrit sur son ordre et offert par son vœu au monastère. Un manuscrit perdu a été copié pour lui obéir par Garnier son disciple 2. Chargé auparavant de la bibliothèque 3, cet abbé a dû s’intéresser à l’enrichissement de la collection. On désignait au XIIe siècle une Bible comme ayant appartenue à saint Maïeul (que fuit beati Maioli) 4 et qu’il emportait toujours avec lui 5. Il voyageait avec des livres ; à son retour d’Italie, fait captif par les Sarrasins, il les perdit tous, à l’exception du libellus sur l’Assomption de la Sainte Vierge, attribué à saint Jérôme, qu’il avait caché sous son vêtement 6. Cinq manuscrits conservés sont de la fin du Xe siècle ou du commencement du XIe 7, seize appartiennent au XIe siècle 8. Nous savons que l’abbé Odilon emportait lui aussi en voyage des livres 9 et en particulier, un Sacramentaire en lettres d’or, dont la reliure était ornée de riches vaisseaux en verre ciselé10. Le Catalogue du XIIe siècle signale une Bible antique dont l’âge indéterminé est certainement

1. Invent, n08 18-9, nouv. acq. lat. 1437-8 (Ambroise) ; 22, 1441 ; 23, 1442 (Augustin, « de eonsensu Evang. ») ; 28, 1446 (« de Trinitate ») ; 32, lat. 13.371 (Augustin, Victorin, Florus, etc.) ; 35, nouv. acq. lat. 1451 (Cassiodore) ; 38, 1454 (Hilaire) ; 41, 1457 (Jérôme sur Jérémie) ; 44, 1459 (sur Épîtres Paul) ; 45, 1460 (Jérôme, Gennadius) ; 46, 1460 (Raban) ; 91, ie P., 340 (Gloses sur Martianus) ; 110, 1490 (Hégésippe, J. Scot) ; 116, 1493 (Grég. de Tours «Gloria martyrum »). Il y faut ajouter le ms. perdu du Comment, de Raban Maur sur Jérémie (plus haut, p. 119, n. 6), le ms. perdu de Grégoire de Tours que dom Bouquet déclare a\oir utilisé dans son édition de 1 ’Historia Francorum, H F, II, p. V.

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