Raoul Glaber, Hist., I, iv, éd. Prou, p. n
6. Vita Maioli, III, 3, col. 766. Deux exemplaires de cet ouvrage sont signalés dans le Catal. du XIIe siècle, n08 242 et 312 ; l’un d’eux ne serait-il pas celui de Maïeul ?
7. Invent, n08 29, nouv. acq. 1447 (Augustin contre Faustus) ; 36, 1452 (Lettres s. Grégoire) ; 40, 1456 (Jérôme) ; 47, 1461 (Raban) ; 78, 2253 (Ps. Isidore).
8. Invent, n08 15, nouv. acq. 2246 (Lectionnaire) ; 20 (Ambroise), 21 (Augustin), 1439-40 ; 24, 2247 (Augustin) ; 26, 1444 (Augustin) ; 31, 1449 (Augustin) ; 33, 1450 (Bède) ; 37, 1453 (Haimon) ; 39, 1455 (Traités sur la S. Vierge) ; 42, 1458 (Jérôme) ; 90, 1478 (Boëce) ; 91 2e p., 340 (Boëce sur les Topiques) ; ni, lat. 3779 (Lect.) ; 112, nouv. acq. 2261 (Vies saints) ; 114, 1491 (Grégoire) ; 195, lat. 18353 (Coutumes de Cluny).
9. Le biographe d’Odilon rapporte que, comme il se rendait de Nantua à Genève, le mulet qui portait son lit et ses livres, fut emporté par le courant au passage d’un fleuve, mais que les livres furent retrouvés intacts (Vita Odilonis, II, 16, col. 629-
10. Vita Odilonis, II, 18 : « librum sacramentorum aureis litteris scriptum, cum vitreis vasculis anaglypho opéré formatis » (Migne, CXLII, 931).
BIBLIOTHÈQUE DE CLUNY AU XIe SIÈCLE
plus ancien que celui de la Bible de Maïeul. Nous connaissons ainsi déjà plus de cinquante livres qui appartenaient au monastère de Cluny antérieurement au XIIe siècle.
D’autre part, il subsiste une liste de soixante-cinq ouvrages qui, conformément à la Règle de saint Benoît, furent distribués aux membres de la communauté, au commencement du carême 1 d’une année qu’il faut chercher vers le milieu du XIe siècle, vraisemblablement en 1042 ou 1043, au temps où Garnier était encore prieur sous l’abbé Odilon, peu de temps avant qu’Hugues, le futur abbé, devint à son tour prieur 2.
Parmi ces livres, quatre renferment des livres de l’Écriture sainte, le Livre des Rois, les Épîtres de saint Paul et deux Psautiers 3, dont l’un attribué au moine Étienne est dit son Psautier 4, soit qu’il ait été exécuté, soit qu’il ait été donné par lui. Vingt-neuf volumes, c’est-à-dire à peu près la moitié des livres distribués, consistent en des commentaires sur les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, composés par des Pères ou écrivains récents, Origène, Ambroise, Jérôme, Augustin, Cassiodore, Grégoire, Bède, Ambroise Autpert, Raban Maur, Remi, Haimon 5. Quatorze ouvrages appartiennent à la théologie, un saint Cyprien, plusieurs traités de saint Augustin, le « De Trinitate » 6, le « De natura et gratia », l’Enchiridion, le « De doctrina christiana », le « De simbolo », le « De disciplina ecclesiastica », de « De civitate Dei » et le recueil d’extraits de saint Augustin formé par Eugippius, la Pastorale de saint Grégoire, les Témoignages divins ou « De
1. « De brève librorum quod fit in capud quadragesimae » (dom Wilmart, Le convent et la bibl. de Cluny vers le milieu du XIe siècle, R. Mabillon, 1921, p. 92). Au regard de chaque nom de religieux, rangés suivant l’ordre de préséance à la suite du prieur Garnier, figure le titre de l’ouvrage qui lui a été remis. Ce titre est à l’accusatif, le terme « habet » ou « accepit » étant sous-entendu entre le nom du religieux et le titre du livre.
2. Cette liste figure dans les Consuetudines Farfenses, rédigées entre 1030 et 1049 (Schuster, L'abbaye de Farfa au XIe s., R. Bénéd., 190 7, p. 374 et 384) ; mais elle a été certainement empruntée à un document de Cluny, car les moines dont les noms sont cités appartenaient à la communauté de Cluny au milieu du XIe siècle (cf. Wilmart, p. 119 et suiv.). Cette pièce, d’origine clunisienne, a été publiée par dom Bruno Albers, au t. I des Consuetudines monasticae, t. I, rééditée, pourvue de numéros d’ordre et commentée par dom Wilmart dans l’art, cité, p. 92 et suiv.