LIVRES DE L’ABBÉ ROSTAING
chacun un volume. Parmi ces ouvrages, il en est un petit nombre qui doublent ceux que possède déjà Y armarium 1 ; mais- Saint-Cyr s’enrichit de nombreux livres qu’il n’avait pas, le Commentaire de Remi sur Donat, deux traités de Rhétorique, la Rhétorique à Herennius que le Catalogue attribue à Cicéron, les Catilinaires (Cicéro Invectivarum), deux Juvénal complets, alors que Y armarium n’en possédait que deux cahiers, un Lucain entier en plus des cinq cahiers déjà possédés, un Homère latin, un Salluste, un Macrobe, un Avianus et deux exemplaires de Prosper, les Hymnes de Prudence dont Y armarium ne possédait que la Psychomachie, les vers d’Alcuin adressés à Charlemagne, une « expositio » de Boëce sur les Catégories, des « Topice differentie », des « quaterniones » sur la dialectique et une « Dialectica », le « De partibus » d’Isidore, le « De ortographia » de Bède, un livre de géométrie avec figures (liber figurât um geometriae), un numerus et une tabula abbaci, un astrolabe, la musique de Boëce.
La série d’histoire et hagiographie s’est accrue des Gesta Longobardorum avec la Vita Apollonii, des Passions d’Austremoine, de Savinien et Potentien. Des livres de théologie que Y armarium ne possédait pas, figurent aussi dans la collection, le « De baptismo » d’Augustin, le livre d’Ambroise contre les Ariens, les lettres de Jérôme au pape Damase, les cinq livres des « Moralia in Job », et une «Pars registri », qu’il faut sans doute entendre d’une part des lettres de saint Grégoire, le « liber Isidori junioris », le « De transitu sancte Marie », et en outre trois « expositiones » sur Isaïe, les Cantiques des Cantiques, les Épîtres canoniques.
La liste des livres de l’abbé Rostaing ne comprend pas de livres servant au ministère de l’autel ; mais une liste de vêtements et autres objets liturgiques, qui a été ajoutée au bas du même feuillet, se termine par la mention de deux petits textes en argent des Évangiles, et d’un Lectionnaire également écrit en argent.
Au XIe siècle, par conséquent, l’église de Nevers était en possession de quelque deux cents livres que nous font connaître ces deux Catalogues.
Ni les Évangiles d’Hériman, ni le psautier hébraïque qui sont conservés en provenance de cette église ne figurent sur ces listes. Nous ne savons si le manuscrit de la fin du IXe
i. A savoir Porphyre, Aristote, une arithmétique, le comput avec martyrologe.