LES LIVRES DE GRAMMAIRE A FLEURY
Les manuscrits qui subsistent témoignent que les séries d’ouvrages de droit 1, d’hrstoire religieuse -, d’hagiographie 3 étaient, elles aussi, assez bien fournies.
Les Arts Libéraux tiennent une grande place dans les collections de livres de Fleury4. Le monastère a dû être très riche en livres de grammaire. Le second Catalogue mentionne le Priscien major et minor, avec un second exemplaire du minor, un livre d’extraits de ses œuvres, ainsi que le « De formatione » du même grammairien, un Donat « major cum minore », un Serviolus, un commentaire de Juvénal. On conserve en effet quelques manuscrits de Priscien et de Donat qui ont appartenu au monastère5. Si le recueil de grammairiens qui provient de Fleury 6 et qui est une sorte de manuel classique à l’usage des étudiants du temps 7 a été composé
1. Le premier Catal, signale la « Régula clericorum », les Décrets du concile africain, la loi des Ripuaires. Il subsiste un recueil de canons du IXe-Xes. (B. Orléans, ms. 22 1), un exemplaire du décret de Burchard, XIe (ms. 229), une « Concordia regularum » du Xe (ms. 233), un Code théodosien du Xe (ancien ms. 219, B. X. nouv„ acq. lat. 1631). On a signalé aussi plus haut p. 552, n. 3 parmi les mss. perdus un recueil de Capitulaires. Le recueil composé par Abbon < ex canonuhi legumve libris» (Migne, CXXXIX, 473) prouve que la bibliothèque de Fleury en était en son temps abondamment fournie.
2. Fleury possédait un ms. de l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe du Xe (B. Orléans, ms. 316), un Josèphe du Xe, Antiq. jud., (B. Berne ms. 118), du XXIe «De bello jud. » (Berne 183), l’Hist. ecclés. de Bède du IXe (B. Berne 49), Hégésippe (B. Berne 180), probablement un abrégé du « Liber Pontificalis » du XIe (B. Leyde, Voss. F 96), les vies d’Abbon, de Gauz.lin, les « Gesta Francorum » d’Aimoin, (< f. plus haut, p. 135).
3. Le ier Catal. signale trois Passionnaires, la Passion de se Félicité, celle de s. Quentin, de s. Lambert, la Vita Patrum, la vie de s. Médard, les Dialogues de Sulpice Sévère. La bibliothèque conservait nécessairement l’œuvre d’Adrevald et de ses continuateurs. Elle possédait un exemplaire du IXe siècle de la « Translatio » des saints Pierre et Marcellin d’Einhard (Vatican. Regin. 318) un ms. des miracles de saint Étienne du IXe (B. Orléans 337), une vie de saint Grégoire, IXe (ms. 338), un autre exemplaire du XIe (ms. 339), un ms. des vertus de saint Martin, XIe, (ms. 343 bis), cinq recueils de vies de saints du Xe (B. Orléans, ms. 197, 331, 343, 346 ; B. N. nouv. acq. lat. 1603), un du XIe (B. Orléans 190) et deux autres du XI- XIIe (B. Orléans mss. 191, 334). Il subsiste aussi deux recueils de passions de saints et d’homélies, un du Xe (ms. 342), un du X XIe (ms. 341). On a signalé plus haut, p. 552, n° 3 un recueil hagiographique perdu.
4. Nous ne savons pas si Fleury possédait déjà le Martianus Capella que signale le Catalogue de 1352. On a vu (plus haut, p. 134) qu’à Fleury probablement a été rnis en vers au IXe siècle, un traité des Arts libéraux.
5. Il subsiste un Priscien du Xe s. avec des poèmes de Caton, Sedulius et Arator (B. Orléans, ins. 295), un recueil renfermant Donat, Priscien du XIe (ms. 297), un exemplaire de la grammaire et de la métrique de Bède du XIe (ms. 296), un exemplaire du commentaire de Priscien sur Virgile et de Remi sur Priscien (ms. 303) du X-XI“.
6. B. Berne, ms. 207. Le catalogue de Hagen ne signale pas sa provenance ; mais, observe Lindsay (Palaeogr. lat. II, 65), on trouve au f° 138 L’ex libris de S. Benoît de Fleury.
7. Cf. Rand. A Vade mecum of liberal culture in a ms. of Fleury, dans Phtlological Quaterly, I, 238 ; Lindsay, Berne 207, clans Palaeogr. lat., II, 64, 6f>.