RELIURES
Aux époques antérieures, les seules donations faites à notre connaissance, en faveur de la « librairie », ont pour objet la reliure. Des droits de chasse sont reconnus à dessein de procurer aux moines des peaux de bêtes qui serviront à recouvrir les manuscrits ^.
L'entretien des livres ne comporte, guère que le soin de relier les schedae qui ne le sont pas et sans doute renouveler les reliures trop usagées. Des catalogues signalent les livres vétustés (vetustos, veterrimos, vetustissimos)-. Une main bénévole s'emploie parfois à restaurer les manuscrits détériorés. A Saint-Maur, un « nourri » du monastère a entrepris de remettre à neuf un livre trop longtemps négligé ; il a récrit les feuillets trop endommagés, a retrouvé ou reconstitué les portions qui manquaient ^. C'est sans doute surtout en faisant exécuter de nouvelles copies des manuscrits en mauvais état, que les bibliothécaires entretiennent les collections.