APPORT ESPAGNOL AU X^ SIÈCLE
pondant de Barcelone pour se faire expédier un livre d'astrologie ; il cherche aussi à se procurer un ouvrage d'arithmétique de l'Espagnol Joseph i.
§ 5. — L'apport grec.
Au IXe siècle, les pays francs n'ont reçu directement de Byzance qu'un fort petit nombre de manuscrits. En 827, Michel le Bègue envoya à Louis le Pieux un manuscrit du pseudo Denys dont l'empereur fit don au monastère de Saint- Denis ^, manuscrit qui servit aux traductions faites par Hilduin et par Scot Erigène ^, et qui subsiste encore *.
C'est plutôt d'Italie que sont venus, soit les rares manuscrits grecs que les églises de l'ancienne Gaule ont possédés à cette époque, soit les scribes de langue grecque qui ont pu travailler auprès d'elles. On a vu que Paul I envoyait à Pépin quelques ouvrages écrits en grec. Saint-Denis a reçu, vraisemblablement au temps d' Hilduin, un certain nombre de moines grecs d'un monastère romain, qui furent les collaborateurs de celui-ci dans le travail de traduction des œuvres de Denys et dans les- compositions apocryphes destinées à appuyer l'identification du premier évêque de Paris avec l'Aréopagite ^. Au X^ siècle, Saint-Gall possède des Évangiles et Psautiers gréco-latins ^.
Au total, les églises des Gaules ont reçu, au cours surtout du VHP et du IX^ siècle, un important apport de livres venus d'au delà la mer, les Alpes et les Pyrénées, ou écrits en Gaule par des scribes originaires de ces pays. Ces livres ont largement contribué avec les maîtres qui les apportaient à la Renaissance Caroline ; ils en ont fourni l'aliment et le stimu-