Cf. Théry, op. cit. ; voir plus loin Script. S. Denis
4. B. N. grec 437, cf. Omont, Ms. des œuvres de saint Denys, dans R. Études grecques, 1904, p. 230-6.
5. Le R. P. Théry (op. cit.) montre que le travail de traduction des œuvres de Denys a comporté l'intervention de trois personnes, l'une déchiffrant et lisant à haute voix le texte grec, la seconde traduisant à l'audition, la troisième écrivant sur cette dictée. Les deux premières devaient être familières avec la langue grecque. Ce seraient des moines grecs venus de Rome. Voir plus loin Script. S. Denis.
. 6. Quelques-uns de ces mss. subsistent ; no^ 17, 48, fragm. 2 de 1395; cl. Weidmann, p. 9 ; Scherrer, p. 6, 20, 461 ; voir dora Leclercq, art. S. Gall dans Dict. d'archéol., VI, 108.
76 IMPORTANCE DE l'APPORT ÉTRANGER
lant, ont provoqué et facilité le renouvellement des études, procuré aux églises et monastères un complément indispensable au petit nombre de livres et d'hommes instruits dont ils disposaient^. Dans les temps qui suivent cet épanouissement, l'apport de livres et de scribes venant des Iles, d'Espagne ou d'Italie se réduit. Les scriptoria et bibliothèques de ces pays fournissent encore une contribution, mais de plus en plus modeste dans le mouvement général d'échanges qui, à travers la chrétienté occidentale, rend chaque éghse tributaire, en une proportion variable, des autres éghses, sans égard aux Umites des régions et royaumes, mais suivant les facihtés qu'offrent le voisinage, la productivité des ateliers et les relations établies.
I. A défaut de renseignements sur l'apport desmss.,on peut tenir poiur certain que les ouvTages composés au VII» siècle et au début du VIII« en Espagne (Isidore t 638, Ilf'ephonse t 669, Julien f 690, Taius), en Angleterre (Aldhelm f c. 710, Bède t c. 735), se sont répandus en Gaule, grâce à des copies directement apportées de ces pays. Les Différences et les Senten es d'Isidore sont données à Saint-Wandrille par Wando (747-54), les Sentences de Taius par Anségise (823-33), cf. Gesta abb. Fontan, éd. Laporte, p. 68 et 104. Lui de Mayence demanr'e vers 770 à des correspondants anglo-saxons l'envoi d'ouvrages de Bède {Bonif. epist., 125-7, Episi. Karol. aevî, I, 414-5) ; Reichenau possède en 822 une série de livres de Bède et une des ouvrages d'Aldhelm (Becker, 6, p. lo-i).